Si cette newslettre ne s'affiche pas correctement, cliquez ici pour la visualiser sur le site web de Samu de France  
La lettre de Samu de France (34) - 20 janvier 2008
Chers adhérents, voici la dernière édition de "La lettre de Samu de France".

Renouvelez (si ce n'est pas déjà fait !) votre adhésion 2008 à Samu de France et votre contrat d'assurance "Unaspss"



Annonce Professionnelle

TitreTexte Annonce
CH de Villeneuve sur Lot (47) recherche PH temps plein Le centre hospitalier Saint Cyr de Villeneuve sur ...

Exercice Professionnel

DateTitre
13/01/2008 Arrêt cardiaque , mort subite - Conference de Presse du 8 janvier 2008 - FFC, SFC

Infos du CA

DateTitre
13/01/2008 Poursuite de la concertation sur les CET et les heures supplémentaires (CP Minitère de la Santé du 11/01/08)
13/01/2008 Communiqué de Presse du 11/01/2008

Textes Réglementaires

DateTitre
13/01/2008 CIRCULAIRE N°DHOS/P1/2007/453 du 31 décembre 2007 relative à l’obligation d'obtenir l'attestation de formation aux gestes et soins d'urgence (AFGSU) pour l'exercice de certaines professions de santé

Ressources Syndicales

DateTitre
13/01/2008 Lettre ouverte à Monsieur Nicolas SARKOZY, Président de la République Française
14/01/2008 Fédération de la permanence de soins hospitalière avec la FPSH, ensemble, tout devient possible pour la PDS !
15/01/2008 Rien de concret !
20/01/2008 FPSH : la grève continue

Pages Modifiées

DateNomURL page
20/01/2008 10:50 (edito2.html) http://www.samu-de-france.fr/fr/edito/edito2 ...

Revue de Presse

TitreContenu
Les heures supplémentaires des agents hospitaliers payées en mars ou avril ? Le Parisien, Le Figaro Economie - 11 janvier 2008 , Egora.fr - 10 janvier 2008

Le paiement des heures supplémentaires des agents hospitaliers pourrait intervenir "en mars ou avril, si les négociations se passent bien avec les syndicats", a déclaré Roselyne Bachelot au terme d'une visite à l'hôpital d'Eaubonne-Montmorency (Val-d'Oise) "C'est une dette que nous devons aux personnels et je souhaite qu'elle soit réglée le plus vite possible" a-t-elle ajoutée. La ministre espère toujours aboutir à un accord le 15 janvier sur les 23 millions d'heures supplémentaires et les 4,2 millions de jours stockés dans les comptes épargnes temps. Chiffre donc revu à la hausse. De leur côté, "les syndicats attendent du concret", remarque Le Parisien. "Nous 
n'avons toujours aucune proposition concrète du ministère, que ce soit sur le prix de rachat de la journée de RTT ou le nombre de jours qui pourra être monétisé" estiment les quatre intersyndicats représentatifs de praticiens hospitaliers (CPH, CMH, INPH et Snam-HP). 
Alors que le délégué général de la Fédération hospitalière de France (FHF) Gérard Vincent a récemment mis en doute la réalité de l'enveloppe destiné à payer ces mesures, la ministre a réfuté totalement ces accusations : "L'argent qui est mis sur le Fonds pour l'emploi hospitalier est consigné la Caisse des Dépôts, c'est une somme parfaitement vérifiable, ce n'est pas de l'argent évaporé, il est sanctuarisé".
Récit d’un engagement sans failles et au quotidien ... L'Humanité [17 janvier 2008 ] - Plongée au coeur du SAMU  

Hôpital . Accidents, malaises, petits bobos… C’est le quotidien des médecins du SAMU. Reportage un dimanche, « jour comme un autre », au Service d’aide médicale d’urgence de Pontoise.
Pontoise (Val-d’Oise), envoyée spéciale.

Récit d’un engagement sans failles et au quotidien d’une équipe du SAMU d’Île-de-France.

« SAMU 95, bonjour. Quelle est la raison de votre appel ? Comment vous appelez-vous ? Quelle est votre adresse ? » En quelques secondes et grâce à quelques questions clés, le permanencier de régulation (la personne qui répond aux appels téléphoniques) détermine le degré d’urgence de l’appel tout en remplissant un dossier sur son écran. « Vous dites que c’est une dame de quatre-vingt-dix ans qui a fait un malaise dans sa salle de bains. Elle a réussi à se remettre au lit mais elle ne vous a quasiment pas reconnue. » Vu l’âge de la personne et la description de l’étourdissement, qui pourrait laisser supposer un problème cardiaque, l’appel est aussitôt transféré au médecin régulateur, en l’occurrence le Dr Marc Giroud, médecin urgentiste et responsable du SAMU de Pontoise. Calmement, celui-ci tente d’évaluer la situation, posant des questions susceptibles d’apporter d’autres informations sur l’état de la personne. « Comment était-elle hier ? Est-ce qu’elle marchait ? A-t-elle déjà fait des malaises de ce type ? » Au gré des réponses de son interlocutrice (l’infirmière de la vieille dame), décision est prise d’envoyer SOS médecins et éventuellement de l’hospitaliser. Question : « Pensez-vous qu’elle puisse attendre une heure ? » La réponse est oui. Pas question pour autant de laisser l’interlocutrice sans assistance aucune. « Si son état évolue, rappelez-nous », précise le médecin du SAMU, qui souhaite développer le suivi systématique des appels pour « une meilleure relation de confiance ».

« Une heure, c’est un peu long. Mais il semble qu’il n’y a pas péril, explique, après coup, le médecin. Dans un cas comme celui-ci, avec une dame très âgée, on réfléchit à deux fois avant de prendre une décision. On ne réanime pas une dame de quatre-vingt-dix ans comme une jeune femme de dix-huit ans. Pour cette dame, je pense qu’il est bien de la laisser dans son environnement, de faire venir le médecin rapidement et d’agir ensuite. »

Du côté des permanenciers, trois pour le moment, le téléphone sonne à intervalle régulier. Les cas sont aussi nombreux que différents : un jeune homme, lourdement alcoolisé et présentant des plaies au visage, a été jeté d’une voiture devant la caserne des pompiers de Courdimanche ; un homme de soixante ans, résidant dans une caravane à Saint-Ouen-l’Aumone, souffrant d’hypertension, ne se sent pas bien. Les pompiers prendront en charge le premier ; pour le second, c’est SOS médecins qui se déplacera. Dans les deux cas, le médecin régulateur a été consulté, mais n’a pas pris les appels.

Ces quelques exemples suffisent à démontrer que chaque coup de fil passé au SAMU n’est pas traité systématiquement de la même façon. « Nous devons fournir une réponse adaptée, ni trop, ni pas assez, aux problèmes médicaux qui nous sont soumis », explique le Dr Marc Giroud. Cette réponse peut aller du simple conseil médical à l’engagement de moyens de réanimation mobiles (SMUR, sigle de Service mobile d’urgence et de réanimation), en passant par l’envoi d’une ambulance privée, d’un VSAV (véhicule de secours et d’assistance aux victimes) ou encore d’un médecin de ville (SOS médecins).

Aussi bien pour les médecins régulateurs que pour les permanenciers, qui seront quatre en journée. C’est aussi le moment où arrivent les médecins libéraux, qui, le week-end (8 heures-minuit), ainsi que les soirs en semaine (20 heures-minuit) et les jours fériés, assurent la permanence des soins. De garde depuis le samedi, 8 heures, Marc Giroud passe le relais au Dr Fabrice Berthenet, l’informant des dossiers en cours. Même opération à l’étage du dessous, là où se trouve l’antenne du SMUR : les deux équipes de médecins, infirmiers et ambulanciers de garde sont relevées.

Retour au centre d’appel. Les permanenciers, sommés de répondre dans la minute, ont à peine le temps de raccrocher que le téléphone sonne de nouveau : une maman s’inquiète pour sa fille de trois ans qui n’arrête pas de vomir. Brève discussion et l’appel est transféré au médecin de ville de permanence ce matin, le Dr Bibas. En quelques phrases et avec de menus « conseils thérapeutiques », il parvient rapidement à rassurer la maman. Pendant ce temps-là, les médecins régulateurs - le Dr Berthenet entre-temps rejoint par le Dr Jean-Philippe Maistre - n’ont pas chômé. Et lorsqu’ils ont un petit temps mort, ils le passent à faire de l’administratif. Soudain, parmi la masse de coups de fil, l’un des permanenciers demande l’assistance d’un médecin. L’appel est transféré : cette fois, c’est une dame de quatre-vingts ans qui se plaint d’une douleur à la poitrine, laquelle lui irradie le bras. « Signe coronarien, diagnostique immédiatement le médecin. On envoie le SMUR. » « Tant que l’on n’a pas eu la preuve du contraire, on le considère comme douleur coronarienne. Et vu qu’elle a déjà fait un AVC (accident vasculaire cérébral - NDLR) en 2006, on ne peut pas prendre de risque. » Deux minutes plus tard, on entend les sirènes de l’ambulance du SAMU qui part sur les chapeaux de roues.

Un homme de cinquante-deux ans, résidant à Nesles-la-Vallée, ressent de violentes douleurs à la poitrine. « Signe coronarien. On envoie le SMUR », décide Fabrice Berthenet. Branle-bas de combat pour l’équipe de terrain (un ambulancier, un infirmier, un médecin). Entre le coup de fil de l’homme et le départ du véhicule d’urgence, quelques minutes seulement ont passé. Arrivée un petit quart d’heure après. Les pompiers sont déjà sur place. « Au cas où, pour les premiers gestes. »

À peine arrivés dans la chambre, l’infirmier et le médecin s’affairent dans le plus grand calme. Le premier prépare l’appareil pour faire un électrocardiogramme, tandis que le second s’enquiert de l’état du malade, allongé sur son lit. « Qu’est-ce qui vous arrive ? Depuis quand vous sentez-vous comme ça ? Prenez-vous des traitements ? » Les premiers examens ne révèlent rien, si ce n’est un taux de sucre un peu élevé. « Douleur anorganique », diagnostique le docteur Abdallah Abdelli, « content qu’il n’y ait rien, a priori ». Mais dans le doute, l’homme est envoyé à l’hôpital avec les pompiers pour faire un bilan complet. Remarquant que l’homme est très angoissé, le praticien se veut rassurant. Il prend le temps de lui expliquer les examens qu’il a fait et ce qu’on lui fera à l’hôpital. « Il est très important de tranquilliser les gens », indique le médecin, sur le chemin du retour.

Tel est le quotidien des équipes du SAMU. Comme le résume Aude, jeune médecin urgentiste, « le SAMU, c’est le sprint ; la pratique en hôpital, c’est le fond. Ce n’est pas le même exercice : les pathologies sont différentes. Et il faut réfléchir très vite ». Et agir très vite. Comme le prouve ce coup de fil du centre d’appel. Une nouvelle urgence : une jeune femme de vingt-sept ans, équipée d’un pacemaker (stimulateur cardiaque) vient de faire un malaise chez elle. Sirènes, et l’ambulance repart aussitôt.

Alexandra Chaignon
Reportage photographique Pierre Pytkowicz

Dépêches APM

15/01/2008 Grève des urgentistes et anesthésistes-réanimateurs: la fpsh estime n'avoir rien obtenu de "concret"
16/01/2008 Patrick pelloux dénonce le retrait le snphar
18/01/2008 Grève des soins non urgents: la mobilisation serait nulle selon le ministère et atteindrait 20% d'après le smarnu



A bientôt pour une nouvelle édition

Cordialement,
Dr Frederic Berthier
SAMU de FRANCE