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Télécardiologie chez les patients implantés avec un dispositif cardiaque : un système de permanence des soins doit être organisé
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PARIS, 6 juin 2008 (APM) - La généralisation de la télécardiologie pour le suivi des patients ayant reçu un stimulateur, un défibrillateur ou un resynchroniseur cardiaque nécessitera d'organiser un système de permanence des soins permettant de traiter toutes les alertes relatives à des évènements anormaux, suggèrent des spécialistes de la rythmologie. Intervenant lors d'une conférence de presse en amont du congrès international de rythmologie Cardiostim, qui réunira plus de 6.000 professionnels de santé du 18 au 21 juin à Nice, le Dr Philippe Ritter, cardiologue-rythmologue à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), président du congrès, a rappelé les avantages de la télécardiologie pour le suivi des patients ayant reçu un dispositif cardiaque implantable, un des thèmes phares de cette édition du congrès. Le suivi classique des patients implantés consiste en une visite chez le rythmologue une à deux fois par an pour les porteurs de pacemakers, deux fois par an également (quatre fois la première année) pour les porteurs de défibrillateurs et un suivi continu pour les porteurs de resynchroniseurs. La télécardiologie permet la télétransmission directe, sans intervention, des données enregistrées des patients et pourrait à terme remplacer les visites multiples de suivi programmées chez le médecin. Les patients peuvent ainsi être suivis en continu par le rythmologue, avec un système d'alerte de ce dernier lors de l'enregistrement d'un évènement anormal par le dispositif, ce qui amène à diminuer les visites inutiles. Les données internationales montrent que les alertes déclenchées ainsi permettent de gagner entre deux et cinq mois dans le signalement et la prise en charge d'évènements indésirables. Néanmoins, la gestion de ces alertes pourrait devenir problématique si ces systèmes de télétransmission se généralisaient sans que la gestion en aval soit organisée, a mis en garde le Dr Ritter. Certes, le temps d'analyse des données par le médecin n'est que de 4,6 minutes avec la télécardiologie, contre une consultation de 20 minutes avec le suivi classique. Mais cette analyse est faite à un rythme plus fréquent avec la télécardiologie. Or "quand on arrive à plusieurs centaines de patients à suivre, il faut une structure pour les suivre, car cela confère une charge de travail considérable", a souligné le Dr Ritter. "Pour être efficace et offrir le plein bénéfice des alertes, un système de permanence des soins doit être organisé en aval de l'alerte", suggèrent les responsables de Cardiostim dans le dossier remis aux journalistes lors de la conférence de presse. Il sera ainsi nécessaire d'organiser la chaîne de transmission des alertes, afin que tous les évènements anormaux transmis soient traités, même en l'absence d'un médecin. Il faudra également imaginer des solutions qui assurent la continuité de la prise en charge, par exemple en envoyant les alertes vers un centre régional de rythmologie, qui les répercute vers le rythmologue, le cardiologue ou le médecin traitant du patient, ou vers un autre médecin en cas d'absence. LA RESPONSABILITE JURIDIQUE DES MEDECINS EN QUESTION Les spécialistes tiennent également à ce que soient définies des limites concernant la prise en charge, notamment en termes d'horaires pendant lesquels une prise en charge immédiate peut être effectuée ou non, afin que le patient ne se retourne pas contre son médecin si la prise en charge n'est pas immédiate. Ces systèmes de télésurveillance engagent en effet la responsabilité du médecin en contact avec le patient. Aussi sera-t-il nécessaire d'établir qui sera le médecin responsable, à savoir le rythmologue, même s'il n'est pas en contact direct avec le patient, ou le centre chargé de recueillir les informations et de répercuter les alertes. Une contrepartie financière doit également être envisagée pour le médecin, est-il revendiqué dans le dossier de presse, en raison de la charge de travail mais aussi de cette responsabilité supplémentaire pour le médecin, qui pourra peser sur le coût de son assurance. Actuellement, les coûts de la télétransmission et le recueil des données sont assurés gratuitement, à titre expérimental, par l'industriel qui fabrique les dispositifs implantables équipés du système disponibles sur le marché (le Home Monitoring* de Biotronik, NDLR). La Haute autorité de santé (HAS) n'a pas jugé le service médical rendu de ces systèmes suffisant pour modifier sa politique de remboursement des dispositifs implantables en intégrant la fonction de télémédecine, est-il précisé dans le dossier de presse. Une étude d'évaluation médico-économique du suivi des patients implantés par la télécardiologie, le projet EVATEL (cf dépêche APM CDKLI001), est toutefois en cours et permettra à la HAS de déterminer s'il faut rembourser ces systèmes et à quelle hauteur, a indiqué le Dr Ritter. Il a par ailleurs évoqué l'impact que pourrait avoir la télétransmission sur la relation entre le patient et son médecin, l'espacement des visites risquant de les éloigner, alors que la relation de confiance est capitale entre eux deux, pour la compréhension du traitement, son observance, la transmission des informations importantes etc. Une enquête menée par l'institut Ipsos avec le groupe Sorin et Cardiostim sur le ressenti des patients implantés, menée auprès de 15 patients, révèle d'ailleurs que l'idée d'un suivi à distance est rejetée par tous les interviewés, qui craignent que cela se substitue au suivi classique avec les visites chez le médecin, selon les résultats présentés lors de la conférence de presse par Yves Bardon d'Ipsos. Interrogé alors par l'APM sur l'intérêt qu'il y a à développer la télécardiologie si les patients n'en veulent pas, même si des données sur 15 patients sont difficilement extrapolables à l'ensemble des patients implantés, Yves Bardon a expliqué que ce que rejettent les patients, c'est l'idée de ne plus voir leur médecin. Le sondage mettait en exergue aussi le rôle de l'entourage dans l'anxiété des patients, lesquels sont bien informés mais subissent les commentaires pas toujours éclairés de leur entourage. "Je ne percevais pas autant que cela le rôle de l'entourage dans l'anxiété des patients", a reconnu le Dr Ritter. Dès lors, de premières recommandations peuvent être tirées de cette enquête, qui sont, selon le Dr Ritter, que le médecin doit informer non seulement les patients, mais aussi les familles, sur ce que le patient peut faire ou pas, et aussi expliquer aux patients ce qu'est un choc, afin qu'ils ne soient pas trop surpris lorsque cela leur arrive. cd/san/APM polsan redaction@apmnews.com CDLF5003 06/06/2008 09:59 CARDIO ACTU
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Le bénéfice d'une prise en charge préhospitalière médicalisée
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[QdM] Le bénéfice d'une prise en charge préhospitalière médicalisée Faut-il ou non médicaliser les urgences préhospitalières ? Les deux écoles existent. Les pays font l'un ou l'autre choix, parfois sans exclusive – même en France, où les urgences sont très médicalisées, la question se pose régulièrement : ce fut le cas il y a quelques années à Toulon, quand des ambulances du SMUR du Var ont fonctionné avec des infirmiers, mais sans médecin. Dans ce contexte, une étude de «l'impact de la médicalisation préhospitalière des traumatisés graves sur la mortalité», dont les premiers résultats ont été présentés dans le cadre du congrès de la SFMU, apporte de l'eau au moulin des partisans de la médicalisation. Dirigée par le Pr Marc Freysz (CHU de Dijon), menée à partir de 2003 dans 11 CHU, incluant 2 578 patients réanimés sur place ou admis dans un service de réanimation dans les 72 heures, cette enquête mesure en effet un bénéfice non négligeable d'une prise en charge médicalisée, établissant que la présence d'une équipe médicale diminue de 41 % la mortalité à trente jours. Le président de la SFMU, Patrick Goldstein, qualifie ce résultat de «massif» et suggère que la médicalisation préhospitalière doit également entraîner une amélioration de la qualité de vie ultérieure des patients. Le Pr Freysz voit, lui, deux explications principales à l'effet positif de la prise en charge médicalisée : d'une part, «le médecin urgentiste fait un diagnostic clinique», ce que seul un médecin peut faire, d'autre part, il dirige le patient vers l'hôpital le mieux adapté, lui faisant «gagner du temps». «Le malade va rester quelques minutes de plus à l'extérieur de l'hôpital, mais l'intervention du SMUR lui permet d'arriver dans de bonnes conditions dans le bon hôpital, au bon moment, pour être opéré par le bon chirurgien, parce que le bon diagnostic a été posé dans le fossé», a, pour sa part, expliqué Jean-Michel Yeguiayan (CHU de Dijon).
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Du dossier médical personnel au dossier médical partagé
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[EGORA - Mercredi 2 Juillet 2008]
L´Ipsos a réalisé pour le compte du GIP DMP, le groupement assurant la maîtrise d´œuvre du DMP, une étude qualitative auprès de 178 médecins, généralistes ou spécialistes, 70 usagers et 40 patients en affections longue durée, leur demandant de décrire ce que devrait être pour eux le dossier médical personnel. Réalisée avant la relance du projet par Roselyne Bachelot, cette étude est tout à fait en convergence avec les nouvelles orientations du gouvernement. Pour les médecins, le DMP doit ménager du temps professionnel, permettre des échanges entre confrères et professionnels de santé, être proche des outils qui existent déjà, englober le dossier « métier ». Pour les patients, il doit contribuer à la continuité des soins, afficher des messages d´alerte sur les examens à réaliser, faciliter leur prise en charge.
Comme le relève Jacques Sauret, directeur général du GIP-DMP, le concept évolue vers « un espace partagé » entre les différents acteurs pour améliorer la prise en charge. Basées sur le volontariat, les règles du consentement du patient changent. Celui donne un accord de principe sur le partage des données qui vaut sur la durée, sauf opposition ponctuelle explicite. Conçu davantage comme un outil professionnel, il devra faciliter la vie du médecin. Dès son ouverture, le praticien devrait trouver sur son écran toutes les données pertinentes, les informations utiles « en première intention », quitte à « zoomer » sur tel ou tel élément. La définition de ce que doit contenir cette page, qui variera d´une profession à l´autre, sera élaborée avec les professionnels, les syndicats médicaux, les ordres professionnels, les sociétés savantes. Les données qui l´alimenteront proviendront tant des établissements de soins, du dossier professionnel, de plates formes santé.
Bien entendu, ce dossier sera alimenté par les professionnels. Une partie de ces éléments sera archivée dans le dossier patient virtuel partagé, lui-même abrité chez un hébergeur. En effet, comme l´explique Jacques Sauret, le professionnel libéral « ne peut garantir une disponibilité 24 H sur 24 et 365 jours par an. Cet hébergement offre une garantie de disponibilité et de continuité.
A côté, plusieurs outils peuvent être imaginés pour rendre des services au praticien, par exemple un moteur de recherche pour rechercher des informations, ou un logiciel de prescription électronique, une messagerie sécurisée, la diffusion d´alerte, etc.
Pour le patient, plusieurs services peuvent être rendus : l´accès aux données de l´assurance maladie, l´accès à des sites d´informations médicales labélisés HON (health on the net), messagerie en lien avec les professionnels, gestion des rendez-vous, messages d´alerte pour des rappels d´examens ou de vaccination, outils d´auto-surveillance, voire de télésurveillance.
Le patient pourra toujours avoir accès et pourra toujours manifester son opposition à la transmission de telle ou telle information à tel ou tel professionnel. Mais comme le dossier médical devient facultatif, la question du masquage se pose de façon nettement moins polémique.
Ces différentes fonctions du dossier médical partagé feront l´objet de tests, s´appuyant sur ce qui existe déjà, assure Jacques Sauret qui semble relativement optimiste sur les délais de mise en œuvre et sur les coûts.
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Accord entre les ambulanciers et le ministère de la santé, annonce la FNTS
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PARIS, 19 juin 2008 (APM) - La Fédération nationale des transports sanitaires (FNTS) a annoncé jeudi matin dans un communiqué qu'un accord avait été trouvé dans la nuit avec le ministère de la santé dans le conflit portant sur la tarification de leurs services.
Plusieurs centaines d'ambulances stationnaient depuis lundi à proximité du ministère de la santé pour protester contre des tarifs ne tenant pas compte de l'augmentation de plusieurs normes et charges (cf dépêches APM MHLFG003 et APM CMLFH002). Il n'y avait plus aucune ambulance jeudi matin aux abords du ministère de la santé, a constaté l'APM sur place.
L'accord trouvé dans la nuit doit être "entériné par Roselyne Bachelot ce matin à 11 heures", indique la FNTS dans son communiqué.
Il comporte six points, précise la FNTS:
- la reconnaissance de l'augmentation des charges des entreprises de transport sanitaire et un rendez-vous d'ici la fin juillet pour entériner des exonérations compensatoires qui seront applicables rétroactivement au 1er janvier 2008,
- l'exonération de la taxe professionnelle à hauteur de 75% pour les années 2009, 2010 et 2011,
- l'ouverture des négociations avec l'assurance maladie en septembre 2009 pour une application au 1er juillet 2010,
- les transporteurs sanitaires pourront participer au Conseil national de l'urgence,
- des travaux seront lancés pour travailler sur le modèle économique de la profession dont les conclusions seront présentées aux assises du transport sanitaire qui se dérouleront en septembre,
- l'Observatoire du transport sanitaire sera relancé par son comité de suivi.
eh/san/ld/APM polsan redaction@apmnews.com EHLFJ001 19/06/2008 09:13 ACTU
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LFSS 2008 : Jean-Pierre Door pointe le retard pris pour expérimenter une enveloppe hospitalière pour les transports sanitaires
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PARIS, 18 juin 2008 (APM) - Le député UMP Jean-Pierre Door (Loiret), rapporteur du volet assurance maladie du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2008, a pointé mardi le retard pris pour l'expérimentation d'une enveloppe hospitalière pour les transports sanitaires, dans un rapport de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, sur la mise en application de la LFSS 2008.
Ce rapport a été rendu public dans le cadre de l'audition mardi après-midi de Roselyne Bachelot et d'Eric Woerth, ainsi que de la secrétaire d'Etat à la solidarité, Valérie Létard, par la commission des affaires sociales, rappelle-t-on (cf dépêche APM CBLFH002).
Les membres de la commission, dont des rapporteurs du PLFSS pour 2008, les députés UMP Jean-Pierre Door et Yves Bur (Bas-Rhin), pointent notamment au sein des différentes dispositions introduites par la LFSS, celles n'étant pas encore appliquées, en raison de freins divers, dont l'absence de publication des textes règlementaires requis.
Ils se sont ainsi penchés sur l'article 64 de la LFSS, qui a ouvert la possibilité d'autoriser, à titre expérimental et à compter du 1er janvier 2008, de nouveaux modes de prise en charge et de financement par l'assurance maladie des frais de transport prescrits au sein des établissements de santé par les professionnels qui y exercent.
Les modalités de mise en oeuvre et d'évaluation de cette expérimentation doivent être déterminées par un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, non encore publié.
"Cette disposition, qui s'inscrit dans une démarche de maîtrise médicalisée des transports de patients, comporte un enjeu majeur d'économies potentielles du fait de la très forte progressivité de ces dépenses de frais de déplacement, en hausse de 8,4% en moyenne depuis 2000, et qui se sont élevées à 2,1 milliards d'euros en 2005, dont 2 milliards d'euros pris en charge par l'assurance maladie", soulignent les députés.
Jean-Pierre Door indique, dans ce rapport, qu'un "appel à candidature a eu lieu en janvier 2008 auprès des missions régionales de santé (MRS), chargées de renforcer le partenariat entre l'État et l'assurance maladie sur certains enjeux comme l'amélioration de l'efficience du système de soin".
"Mais plusieurs réunions, notamment en avril et mai 2008 avec les établissements intéressés de la région Ile-de-France, ont mis en évidence, au regard de la complexité technique du dispositif, qu'il était encore nécessaire [d'en] préciser les conditions techniques et financières avant d'envisager de lancer, à l'été 2008, un nouvel appel à candidatures auprès des établissements de santé après élaboration d'un cahier des charges qui devrait être publié prochainement".
Il n'estime que le "retard pris sur ce sujet est préoccupant dans la mesure où le système actuel est particulièrement déresponsabilisant pour les établissements de santé". Il souligne ainsi que "deux tiers des prescriptions de transport prises en charge par l'assurance maladie sur les soins de ville sont en fait prescrites par des praticiens exerçant dans un établissement de santé et ne devraient donc logiquement pas être imputées sur l'enveloppe soins de ville".
PROJET DE DECRET SUR LES GCS DE TERRITOIRE
Par ailleurs, les membres de la commission se sont intéressés à une disposition prévue à l'article 66 de la LFSS relative à la création de groupements de coopération sanitaire (GCS) de territoire (cf dépêche APM LDKKG004).
L'article prévoit que "lorsque le directeur de l'ARH prend les mesures appropriées pour que des établissements publics de santé d'un ou plusieurs territoires de santé créent un GCS, il fixe les compétences de ces établissements obligatoirement transférées au groupement parmi celles figurant sur une liste établie par décret en Conseil d'Etat".
Selon Jean-Pierre Door, le projet de décret qui a été établi "prévoit la possibilité de transfert sur certaines matières comme les activité de soins soumises à autorisation, les installations et exploitations des équipements d'imagerie médicale, la disposition et la gestion d'une pharmacie à usage intérieur (PUI), les activités des laboratoires d'analyse de biologie médicale, les systèmes d'information et de télécommunication et les activités de gestion administrative, technique ou logistique".
"Ce projet de décret devrait être transmis très prochainement au Conseil d'État et devrait ainsi conforter les pouvoirs des directeurs des ARH en vue d'adapter le système hospitalier aux besoins de la population et de redéployer des services, des activités ou des équipements hospitaliers afin de préserver leur qualité dans l'intérêt des malades", indique également le député UMP.
cc/eh/APM polsan redaction@apmnews.com CCLFH002 18/06/2008 09:33 ACT
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Réanimation cardio-pulmonaire: poursuivre les compressions thoraciques pendant la défibrillation externe est sans danger pour le secouriste
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WASHINGTON, 16 juin 2008 (APM) - La poursuite des compressions thoraciques pendant la délivrance des chocs de défibrillation externe chez les victimes d'un arrêt cardiaque est sans danger pour la personne exerçant les compressions, montre une étude américaine.
L'électrocution des secouristes a été reconnue comme un risque de la défibrillation externe et il a alors été recommandé d'interrompre brièvement les compressions thoraciques pendant l'application des chocs. Mais cela va à l'encontre des recommandations de l'American Heart Association (AHA) qui souligne l'importance de réduire au minimum les interruptions des compressions. Il a en effet été observé que toute interruption des compressions, même brève, était délétère pour la ressuscitation.
La technologie des défibrillateurs externes s'est toutefois améliorée avec le temps, en particulier les palettes qui entrent en contact avec le torse du patient ont été remplacées par des électrodes auto-adhésives, améliorant le couplage entre l'électrode et la peau, et les chocs biphasiques ainsi que l'impédance en temps réel ont réduit le voltage maximum.
Le Dr Michael Lloyd et ses collègues de l'Emory University Hospital à Atlanta et ses collègues ont donc voulu évaluer la sûreté pour le secouriste du maintien du contact direct avec le patient pendant la délivrance d'un choc.
L'étude a été menée auprès de 43 patients nécessitant une cardioversion programmée pour une fibrillation atriale ou un flutter persistant ou devant recevoir un examen électrophysiologique invasif avec une cardioversion ou une défibrillation externe.
Pendant la délivrance des chocs, l'un des co-investigateurs devait mimer une compression thoracique, en plaçant la paume de ses mains, portant des gants médicaux en polyéthylène, en contact direct avec le torse nu du patient et en appuyant de la même façon, à côté de l'électrode délivrant les chocs.
Aucun choc n'a été perceptible pour l'investigateur effectuant la fausse compression.
Les différences de potentiel maximales entre le poignet et la cuisse de l'investigateur allaient de 0,28 à 14 V et le courant de fuite moyen passant dans le corps de l'investigateur à chaque phase de l'onde de choc était de 283 µA.
"Ceci est en dessous de plusieurs standards de sécurité recommandés pour le courant de fuite", notent les auteurs.
"Les secouristes effectuant des compressions thoraciques pendant la défibrillation externe biphasique sont exposés à de faibles niveaux de courant de fuite. Ces résultats soutiennent la faisabilité de compressions thoraciques ininterrompues pendant la délivrance de chocs, ce qui peut améliorer l'efficacité de la défibrillation et de la ressuscitation cardiocérébrale", concluent les auteurs.
(Circulation, vol.117 n°19, pp.2510-2515) cd/eh/APM redaction@apmnews.com CDLFD002 16/06/2008 16:18 CARDI
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Permanence des soins : deux fédérations réclament une meilleure coordination MMG-Hôpital
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EGORA - Mercredi 18 Juin 2008 - G.D.L Alors que les maisons médicales de garde (MMG) « maillent désormais la plus grande partie du territoire national », la Fédération des maisons médicales de garde (Fmmg) et la Fédération des régulations généralistes (Regul G) appellent à la « rédaction de protocoles et de procédures de réadressage des patients des services d´urgence hospitaliers vers les MMG et inversement ». Les deux fédérations demandent également que soit prise en compte la situation des médecins généralistes intervenant en commun avec les équipes du Samu, dans le cadre de la permanence des soins et que la rémunération soit augmentée en deuxième partie de nuit, pour compenser la pénibilité. « Le déplacement du patient vers le médecin de la MMG est la norme. Les MMG contribuent à la sécurité des populations et préparent le regroupement des professionnels de santé », constatent Simon Filippi, président de la Ffmmg et Alain Studer, président de Regul G.
La nouvelle configuration de la permanence des soins est par ailleurs marquée par la généralisation de la régulation généraliste – c´est « maintenant la règle »- qui prend en charge l´écoute de 80 % des appels pour demande de soins non programmés. La Fmmg et Regul G plaident pour l´attribution d´un numéro à 4 chiffres réservé à la permanence des soins, de façon à « protéger le 15, dédié aux demandes de secours pour les détresses sanitaires ». Une demande qui va à l´encontre de ce que préconise le Dr Jean-Yves Grall dans son rapport sur la permanence des soins de juillet 2007, applaudi par le gouvernement.
Preuve s´il en est du développement des maisons médicales de garde, une troisième MMG vient d´ouvrir à Paris, au sein de la clinique Bizet. Trente médecins généralistes du 16ème arrondissement et d´arrondissements voisins y assurent la permanence des soins et y disposent à la fois d´un cabinet de consultation équipé et du plateau technique de l´établissement (scanner, laboratoire d´analyses, unité de soins intensifs cardiologiques, chirurgie). Une quatrième MMG parisienne est en préparation dans le 12ème arrondissement. « Nous regrettons le manque de volonté politique qui préside au développement des maisons médicales de garde. Elles sont pourtant indispensables, en complément de l´hôpital et des acteurs de la visite à domicile, au bon fonctionnement d´une médecine d´urgence réactive et adaptée aux besoins, encore très loin d´être une réalité aujourd´hui », remarque néanmoins le Dr Guy Cadoche, membre du conseil d´administration de la garde médicale de Paris, médecin régulateur du centre 15 et coordinateur de la maison médicale de garde de Paris Ouest.
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Achats hospitaliers: signature d'une convention entre le GCS UniHA et l'Union des groupements d'achats publics (ambulances et véhicules de secours et d'urgence)
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PARIS, 23 juin 2008 (APM) - Le groupement de coopération sanitaire Union des hôpitaux pour les achats (GCS UniHA), qui regroupe les 52 plus grands établissements hospitaliers dont les CHU, et l'Union des groupements d'achats publics (UGAP) ont signé vendredi au CHU d'Amiens une convention de partenariat, indiquent-ils dans un communiqué commun.
Au-delà des bénéfices immédiats, c'est dans "une logique et une ambition partagées de longue durée qu'entendent s'engager ensemble UniHA et l'UGAP", précisent-ils. Le réseau UniHA, créé en 2005 et qui regroupe 40 à 45% du marché hospitalier public, "a l'ambition de mettre en oeuvre toutes les opportunités d'optimiser la gestion de son portefeuille d'achat, d'un montant de 7,5 milliards d'euros, et d'offrir ainsi à tous ses membres les meilleures conditions d'achat possibles".
En 2007, le périmètre d'achats traités par UniHA s'élevait à 350 millions d'euros, avec un gain de 8,2% (29 millions d'euros). L'objectif est de traiter en commun 70% des achats d'ici cinq ans.
Du côté de la centrale d'achat public UGAP, qui a enregistré en 2007 près de 1,2 milliard d'euros de commandes, il est prévu de développer ses activités et ses échanges avec les établissements membres du GCS UniHA, en particulier pour les équipements médicaux. Ce domaine représentait à fin 2007 un volume de commandes de 75 millions d'euros sur un montant total d'affaires de 100 millions d'euros, en "progression régulière".
La convention prévoit qu'à compter du 1er juillet et quels qu'aient été leurs volumes d'achat auprès de l'UGAP en 2007, les 52 hôpitaux membres du réseau UniHA, "désormais considérés comme formant un ensemble homogène", bénéficieront des meilleures conditions tarifaires calculées en fonction du volume d'achat global du groupement. Cette mesure devrait générer, à périmètre d'achat constant, une économie de 2 millions d'euros.
Pour l'avenir, "toute filière d'achat spécialisée appartenant à UniHA, pourra, après étude du marché des fournisseurs et des besoins de ses membres, décider de recourir aux offres existantes de l'UGAP, de confier à la centrale d'achat la responsabilité de la constitution d'offres nouvelles ou enfin de développer conjointement de telles offres en demandant à l'UGAP d'en opérer l'achat".
Les deux parties pourront "également convenir de mettre à disposition des autres hôpitaux ces nouveaux produits et équipements et les faire ainsi bénéficier des conditions obtenues de prix, de fonctionnalités ou encore de services associés à la fourniture des produits".
Un premier exemple de ce type de montage concernera prochainement le domaine automobile. Un appel d'offres pour la constitution d'une gamme complète d'ambulances et de véhicules de secours et d'urgence sera "porté par la centrale d'achat à l'issue d'un travail commun qui fera appel aux compétences médicales et logistiques disponibles au sein des hôpitaux membres d'UniHA".
Les véhicules pourront ensuite être acquis auprès de l'UGAP par l'ensemble des hôpitaux.
Par ailleurs, les filières d'achat spécialisées d'UniHA pourront accueillir l'UGAP en qualité de membre associé de certains de leurs groupements de commandes, notamment dans les "domaines à forte expertise hospitalière et pour lesquels une globalisation des volumes d'engagement des parties peut présenter un intérêt".
Les offres ainsi constituées pourront également être diffusées auprès des autres établissements hospitaliers.
L'UGAP est un établissement public industriel et commercial (Epic) placé sous la double tutelle du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, et du ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et créé pour rationaliser les achats publics.
cb/san/APM polsan redaction@apmnews.com CBLFN001 23/06/2008 14:04 ACTU
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Bernard Boubé quitte la direction générale de l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires
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PARIS, 20 juin 2008 (APM) - Un décret publié vendredi au Journal officiel a mis fin aux fonctions de directeur général de l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus) du préfet Bernard Boubé, "appelé à d'autres fonctions".
L'Eprus est un nouvel établissement public administratif institué par la loi du 5 mars 2007 relative à la préparation du système de santé à des menaces sanitaires de grande ampleur. Il est chargé de mettre en place un corps de réserve sanitaire et de gérer les stocks et la logistique d'approvisionnement des produits pharmaceutiques nécessaires pour faire face par exemple à une pandémie, un attentat, un accident industriel...
L'Eprus a été installé à la mi-septembre 2007, une dizaine de jours après la nomination de Bernard Boubé en tant que directeur général de l'établissement et de Jean-Louis Bühl en tant que président du conseil d'administration.
Agé de 62 ans, ancien élève de l'ENA, le préfet désormais hors cadre Bernard Boubé était précédemment directeur de la protection et de la sécurité de l'Etat au secrétariat général de la défense nationale (SGDN), impliqué notamment dans la préparation à une éventuelle pandémie de grippe.
Interrogé vendredi par l'APM, le directeur général de la santé (DGS), Didier Houssin, a indiqué que le processus de recrutement du nouveau directeur général de l'Eprus était en cours et qu'il relevait à la fois du ministère de la santé et de celui de l'intérieur.
En attendant, la continuité de l'activité de l'établissement est assurée pour l'instant notamment par sa secrétaire générale, Anne Auburtin, et son pharmacien responsable, Christine Bouveresse-Chopard, ajoute-t-il.
Didier Houssin a souligné que l'Eprus était un petit établissement comptant "une trentaine de personnes, pas loin de la cible des 35". Il a d'abord été hébergé au ministère de la santé et se trouve à présent, mais encore de manière "transitoire", "dans des bureaux loués pas très loin du ministère".
Interrogé sur l'état d'avancement des deux missions principales d'Eprus, le DGS a indiqué que, pour la réserve sanitaire, on en était encore à une "phase préparatoire de définition de la doctrine d'emploi, de l'articulation avec les ministères de la défense et de l'emploi".
Pour les stocks de produits pharmaceutiques, l'Eprus "s'inscrit dans un dispositif, qui, pour beaucoup d'aspects, est déjà" bien engagé avec la DGS -et en particulier le département des urgences sanitaires (DUS)- qui définit la stratégie à adopter, telle que le type de produits à stocker, mais également l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) qui vérifie la qualité des produits stockés.
L'Afssaps a ainsi "commencé à mettre en place un programme de qualité renouvellement des stocks santé nationaux (QRS2N)", l'idée étant de procéder au renouvellement des stocks d'antiviraux, de masques et autres antidotes, après un certain délai, mais également d'être "bon gestionnaire des deniers publics". L'idée est donc de "repousser quelque temps le délai de péremption" si le produit stocké est encore de bonne qualité, a ajouté vendredi le DGS au cours d'une conférence de presse.
"Cela suppose un travail d'évaluation scientifique, de réétiquetage, de requalification. On l'entame actuellement en priorité sur Tamiflu* (oseltamivir, Roche), le produit le plus stocké. Il sera fait sur d'autres antidotes y compris en dehors de la pandémie grippale", précise-t-il en soulignant par ailleurs que, sur les masques FFP2, un référentiel de gestion des stocks était en cours d'élaboration.
(Deux décrets du 19 juin mettant fin aux fonctions de Bernard Boubé en tant que directeur général de l'Eprus et le nommant préfet hors cadre, Journal officiel du 20 juin, textes 100 et 72)
vdb/eh/APM polsan redaction@apmnews.com VBLFK003 20/06/2008 17:24 IP ACTU
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Le troisième rapport de l'Observatoire national de la démographie des professionnels de santé
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26/06/08 - Remis à Roselyne Bachelot le 26 juin, le troisième rapport de l'Observatoire national de la démographie des professionnels de santé, dont les travaux s'appuient sur des groupes de travail présidés par le professeur Yvon Berland associant les professionnels de santé, les représentants des internes en médecine, les services régionaux de l'Etat et l'Assurance maladie, dresse un état des lieux de la démographie (médecine générale, internes, professions médicales et paramédicales…). Les effectifs de l'ensemble des professions de santé n'ont jamais été aussi élevés. Malheureusement, cette augmentation des effectifs ne bénéficie pas de manière homogène à l'ensemble du territoire et ne concerne pas toutes les professions. Pour ce qui concerne les médecins, les projections sur les années à venir prévoient des diminutions régulières et prolongées, du fait de la forte baisse du numerus clausus au cours des années 1990 et du nombre important de départs à la retraite programmés. Par ailleurs, l'augmentation du nombre de médecins au cours des dix dernières années a surtout bénéficié aux médecins salariés, beaucoup moins aux médecins libéraux, et pas du tout aux médecins généralistes de premier recours. Les missions, le statut, mais aussi les conditions d'exercice et la qualité de vie de ces professionnels grèvent lourdement l'attractivité de la médecine générale. L'ONDPS préconise une série de mesures qui, pour la plupart, ont été confirmées par les conclusions des états généraux de l'organisation de la santé : la nécessaire définition des missions des professions de santé, le développement de l'exercice regroupé et des coopérations entre professionnels, la programmation pluriannuelle des numerus clausus et quotas de formation des internes en fonction des besoins de santé régionaux et cohérents avec les capacités de formation, le développement d'une véritable filière universitaire de médecine générale, l'extension des terrains de stages au sein des établissements privés, la mise en place de la logique LMD et la nécessité de la généralisation de la formation continue. Des préconisations qui trouveront une traduction dans le projet de loi « Patients, santé et territoires » selon le ministère de la Santé.
Rapport 2006-2007 de l'ONDPS : http://www.sante.gouv.fr/ondps/sommaire.htm
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