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Une bonne et une mauvaise nouvelle pour les urgentistes
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[Quotidien du Médecin du : 28/08/2008]
Elle fait aussi bien que l'angioplastie primaire
La thrombolyse préhospitalière avec angioplastie différée
Une bonne et une mauvaise nouvelle pour les urgentistes. La bonne : la thrombolyse préhospitalière avec angioplastie différée fait aussi bien que l'angioplastie primaire. La mauvaise : la ventilation non invasive ne semble pas diminuer la mortalité chez les patients qui présentent un OAP (cf. encadré).
LA PRISE EN CHARGE préhospitalière des infarctus va être facilitée si l'on s'en réfère aux résultats à un an du registre français FAST-MI publié dans « Circulation ». Ce registre qui a été mis en place en octobre 2005 a inclus 1 714 patients consécutifs qui avaient été admis pour infarctus du myocarde avec élévation du segment ST dans l'un des 223 hôpitaux participants. Aujourd'hui, on dispose de résultats précoces et, à un an, d'un protocole qui comparait l'angioplastie immédiate à la thrombolyse d'emblée suivie d'une angioplastie différée. Au total, 60 % des patients ont bénéficié d'une technique de revascularisation (33 % d'angioplastie d'emblée et 29 % de thrombolyse, dont 18 % en préhospitalier), contre 13 % en moyenne il y a dix ans.
Délai de traitement plus court. Le délai avant la mise en place du traitement était plus court lorsque la thrombolyse était privilégiée (130 minutes contre 300). Près de 70 % des patients inclus ont bénéficié d'une thrombolyse. Au total, après ce traitement, 96 % des patients ont bénéficié d'une coronarographie et 84 % d'une angioplastie complémentaire (dont 58 % dans les 24 premières heures).
Dans ce registre, la mortalité précoce globale était de 4 %, contre 8,6 % dans des séries similaires en France en 1995. Le taux de mortalité hospitalière s'est établi à 4,3 % pour les patients traités par thrombolyse, contre 5 % pour ceux qui ont bénéficié d'une angioplastie. Chez les patients thrombolysés, la mortalité s'établissait à 30 jours à 9,2 % lorsque aucun geste invasif n'avait été effectué et à 3,9 % après angioplastie. À un an, la survie globale était de 94 % dans le groupe thrombolyse et de 92 % dans celui angioplastie d'emblée. Lorsque le délai de réalisation de l'angioplastie était faible, les résultats obtenus étaient les meilleurs. Pour les urgentistes, le choix du traitement de première intention devra pendre en compte le délai avant réalisation du geste invasif. En pratique, et comme l'ont suggéré d'autres études telle CAPTIM, l'angioplastie primaire reste supérieure à la thrombolyse lorsque le patient peut être conduit en salle de cathétérisme en moins de deux heures. Dans tous les autres cas, la thrombolyse associée à une angioplastie différée – idéalement dans les heures qui suivent – permet un meilleur pronostic à long terme. En France, où les contraintes logistiques imposent parfois de longs délais d'attente aux équipes du SMUR avant l'orientation vers une salle de cathétérisme, le nombre de thrombolyses devrait de nouveau augmenter. > Dr ISABELLE CATALA « Circulation », 2008, 118 : 268-76.
CPAP dans l'OAP : des résultats décevants
L'étude 3CPO qui avait pour objet de comparer le traitement par oxygénothérapie standard au masque, la ventilation non invasive (CPAP) et la ventilation en pression positive intermittente ne montre pas de différence en termes de devenir du patient. À 7 jours, en effet, le taux de mortalité s'établissait à 9,8 % dans le premier groupe contre 9,5 % dans les deux autres. À 30 jours, ces chiffres s'élevaient respectivement à 16,7 et 15,5 %. À 7 jours, 2,8 % des patients du premier groupe avaient été intubés contre 2,9 % des patients des deux autres groupes. Enfin, l'incidence des infarctus du myocarde était similaire dans les trois groupes. Cette étude va à l'inverse de travaux récents et notamment d'une étude française menée en préhospitalier par l'équipe du Pr Patrick Plaisance (« Euro Heart J », 2007). Le Pr Newby, coordinateur de l'étude, souligne que la ventilation non invasive soulage le patient, mais ne sauve pas des vies puisque l'OAP est un accident aigu sur une maladie chronique grave et qu'à 7 jours cette maladie suit son cours quel que soit le traitement utilisé. « New England Journal of Medicine », 359: 142-151.
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Roselyne Bachelot réunit sur ses terres les 27 ministres européens de la Santé
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Dans le cadre des travaux de la Présidence française de l´Union européenne, Roselyne Bachelot réunira les ministres de la santé des 27 pays membres de l´Union européenne les 8 et 9 septembre prochain à Angers.
Présentée comme l´un des grands rendez-vous de la Présidence française dans le domaine de la santé, cette « réunion informelle » aura pour thème majeur la sécurité sanitaire, priorité retenue par la présidence française. Les autorités européennes présenteront un bilan du système européen de sécurité sanitaire et exposeront le résultat des travaux du séminaire Eurogrippe, qui aura eu lieu quelques jours auparavant. Il s´agit avant tout pour les ministres de la Santé européen de parvenir à des réponses coordonnées face aux risques du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) ou de la grippe aviaire.
Source : Egora
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CET des praticiens: plusieurs CHU ne pourront pas payer intégralement les demandes d'indemnisation
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PARIS, 29 août 2008 (APM) - Plusieurs CHU ne disposent pas des crédits suffisants pour payer aux praticiens l'intégralité des demandes d'indemnisation des jours épargnés dans les comptes épargne temps (CET), indique une enquête menée fin août par l'APM auprès de plusieurs établissements. Les praticiens avaient jusqu'au 30 juin pour demander que leur soient indemnisés jusqu'à la moitié des jours qu'ils ont épargnés sur leur CET au 31 décembre 2007, conformément au protocole d'accord du 15 janvier et au décret et à l'arrêté publiés le 16 mai, rappelle-t-on. Les directeurs d'établissement disposaient ensuite de deux mois pour procéder au versement de l'indemnité, rappelle-t-on. Pour accompagner la mise en oeuvre de cette mesure, le ministère de la santé a alloué 128 millions d'euros de crédits inscrits sur le fonds pour l'emploi hospitalier (FEH) qui pouvaient être complétés par les provisions réalisées par les établissements. Contactés par l'APM, plusieurs CHU ont toutefois indiqué qu'ils ne pourront payer qu'une partie des demandes en raison d'une insuffisance de financements. L'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM), qui est dans une situation budgétaire difficile, ne pourra payer qu'à hauteur des crédits spéciaux alloués pour les CET médicaux par l'agence régionale de l'hospitalisation (ARH), soit 1,8 million d'euros. Cela correspond à 40% des demandes, soit environ 20% des jours accumulés dans les CET par les praticiens. Les paiements seront effectués en septembre ou plus probablement en octobre. L'AP-HM ne savait pas fin août si elle serait en mesure de garantir le rachat du reste du stock. Au CHU de Montpellier, il est prévu de payer les demandes à hauteur de 68% sur le salaire du mois d'août. L'établissement ne dispose en effet que de 820.000 euros de provisions et de 1,7 million d'euros de crédits de l'ARH alors que les demandes représentent au total 4,1 millions d'euros. Si tous les praticiens avaient opté pour l'indemnisation de la moitié des jours stockés sur leur CET, cela aura pu grimper jusqu'à 6 millions d'euros, a précisé l'établissement. Le CHU de Nantes dispose d'un million d'euros de crédits de l'ARH mais n'a réalisé aucune provision. Cette somme est loin d'être suffisante pour régler la demande de paiement de 5.820 jours stockés dans les CET des praticiens (sur les 17.000 jours épargnés au 31 décembre 2007), soit 2,6 millions d'euros. L'établissement précise que l'ARH n'a donné pour le moment qu'environ 80% des crédits prévus, mais même l'enveloppe complète sera largement insuffisante. Pour la différence, les CHU de Montpellier et de Nantes ont indiqué qu'ils feront appel aux tutelles afin d'obtenir des crédits complémentaires. Le CHU de Nîmes a précisé qu'il ne pourra payer les jours demandés qu'à hauteur de 30%. Les modalités de paiement pour le reste sont en cours d'analyse, a ajouté la direction. Au CHU de Brest, la situation est également préoccupante, a indiqué à l'APM la direction. L'établissement dispose de 495.000 euros de provisions auxquels s'ajoutent 451.000 euros de l'ARH, soit la moitié de l'enveloppe prévue. Cette somme n'est pas suffisante pour payer les 4.948 jours demandés, qui correspondent à 2,1 millions d'euros. Le CHU a payé la moitié des demandes sur le salaire d'août et décidera après avis du conseil exécutif de la manière de procéder pour le reste. Au CHU de Saint-Etienne, les crédits alloués par l'ARH ne seront pas suffisants pour couvrir les demandes (196 praticiens ont demandé le paiement sur 296 CET ouverts) mais la direction essaiera de trouver une solution en interne pour payer l'intégralité des demandes. A Rennes, la somme des provisions de l'établissement et des crédits alloués par l'ARH fait apparaître un "malus" de 210.000 euros par rapport à la demande de paiement d'environ 42% des jours accumulés sur les CET. Le CHU a toutefois évoqué un probable ajustement des crédits en octobre par l'ARH. Il entend intégrer l'indemnisation sur la paye d'août. Les CHU espèrent trouver une solution d'ici la fin de l'année car ils sont obligés réglementairement de payer les demandes des praticiens qui, dans le cas contraire, risquent de déposer des recours, ont indiqué plusieurs directions à l'APM. Parmi les établissements qui disposent de suffisamment de provisions et de crédits de l'ARH pour payer l'intégralité des demandes figurent notamment l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et le CHU d'Angers. A l'AP-HP, le paiement a été demandé par 4.361 praticiens, ce qui représente 74.375 jours sur les 194.200 épargnés au 31 décembre 2007. A Angers, la demande des médecins s'élève à 40% des journées épargnées. Au CHU de Lille, la direction a indiqué que le coût global pour le paiement des heures supplémentaires et des jours de CET des non-médicaux et des CET des médicaux s'élevait à 6,7 millions d'euros alors que l'enveloppe dont il dispose est de 6 millions d'euros. Une partie du paiement sera donnée en septembre ou en octobre et l'établissement doit encore définir les modalités de paiement du reste. NON-MEDICAUX: DES CREDITS SUFFISANTS POUR LES DEMANDES Pour les personnels non médicaux, le paiement des demandes d'indemnisation des jours stockés dans les CET et des heures supplémentaires, conformément au protocole d'accord du 6 février, semble être moins problématique dans les CHU contactés. Toutefois, plusieurs établissements ont souligné que les agents avaient peu demandé le paiement car ils préfèrent globalement récupérer les heures supplémentaires et les jours stockés dans les CET, ce qui représente un "coût caché" très important, en raison des crédits de remplacement qui seront nécessaires. Les demandes ont pu être payées aux CHU d'Angers (1.116 jours de CET et 19% des heures supplémentaires), de Saint-Etienne (244 demandes sur 784 CET ouverts), de Nîmes, à l'AP-HM (4.738 jours de CET payés pour 464.000 euros et 31.410 heures supplémentaires soit 676.600 euros) et au CHU de Rennes qui a régularisé année après année les heures supplémentaires. Au CHU de Nantes, qui n'a pas pu réaliser de provisions en raison de sa situation fortement déficitaire, la somme totale des demandes n'a pas encore été évaluée mais l'établissement estime que les crédits alloués par l'ARH (1,5 million d'euros) devraient être suffisants. A Montpellier, les crédits alloués (2,5 millions d'euros) et les provisions (1,8 million) sont largement supérieurs à la demande (251.311 euros pour les CET et 377.191 euros pour les heures supplémentaires). Si les praticiens avaient demandé le paiement de l'ensemble des heures supplémentaires et de la moitié des jours de CET, l'établissement aurait dû régler respectivement 4,2 millions et 1,4 million d'euros. Le CHU de Montpellier a précisé qu'il ne voulait pas utiliser les crédits alloués aux non-médicaux pour pallier l'insuffisance des crédits prévus pour les praticiens car ces crédits seront nécessaires pour payer ensuite les remplacements d'agents qui choisiront de récupérer les heures plutôt que de se les faire payer. cb/fb/APM polsan redaction@apmnews.com CBLHT002 29/08/2008 17:25 ACTU
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Un nouveau statut contractuel envisagé pour les praticiens hospitaliers
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PARIS, 1er septembre 2008 (APM) - Une version de l'avant-projet de loi patients, santé et territoires envisage de créer un nouveau statut contractuel pour les praticiens hospitaliers, comprenant de nouvelles modalités de rémunération. Ces contrats seront ouverts aux praticiens hospitaliers titulaires, dans le cadre d'un détachement limité dans le temps, est-il précisé dans l'exposé des motifs de l'article concerné de l'avant-projet. Ils pourront être utilisés en particulier par les établissements qui souffrent de difficultés de recrutement dans certaines spécialités. Le nombre maximum d'emplois susceptibles d'être pourvus dans ce cadre et leur nature devront être précisés dans le contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens qui sera signé entre un établissement et le directeur de l'agence régionale de santé (ARS). "En pratique, les rémunérations seront modulées sur la base d'objectifs et d'engagements individuels du praticien, notamment d'activité", soulignent les auteurs. La rémunération du praticien comprendra une part fixe et une part variable "en fonction d'engagements particuliers et de la réalisation d'objectifs quantitatifs et qualitatifs", stipule l'article de l'avant-projet. Les droits ouverts par ces contrats seront gradués, de manière à ne produire leurs pleins effets qu'au bout d'un an, est-il précisé dans l'exposé des motifs. L'établissement pourra mettre fin au contrat au terme de la première année en cas d'insuffisance de la réalisation des objectifs ou au contraire pérenniser l'embauche des praticiens. La gestion de ces praticiens contractuels cliniciens sera assurée par le Centre national de gestion (CNG), "ce qui facilitera le suivi et l'évaluation de ce nouveau dispositif innovant et garantira l'application homogène des dispositions règlementaires régissant ce nouveau statut contractuel", soulignent les auteurs dans l'exposé des motifs. Ils précisent par ailleurs que "des mesures de modernisation seront mises en oeuvre par voie règlementaire" pour les praticiens titulaires qui ne souhaiteraient pas ou ne pourraient pas accéder à ce nouveau contrat, afin notamment de mieux valoriser l'exercice de certaines responsabilités administratives. Ils indiquent également que les conclusions de la commission Schwartz qui visent à ouvrir plus largement l'accès à la recherche et à l'enseignement aux praticiens hospitaliers non universitaires "devraient être prises en compte". san/cb/APM polsan redaction@apmnews.com SNLI1005 01/09/2008 18:12 ACTU
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« Héli 59 », le nouvel « hôpital volant » du SAMU du Nord était présenté hier
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samedi 27.09.2008, 05:03 - La Voix du Nord
Le SAMU du Nord a reçu son hélicoptère définitif, dévoilé, hier, au CHR de Lille. Il embarque l'équipement d'un service de réanimation, peut se poser dans un champ et fait Calais - Lille en 25 minutes.
Sur les ondes, il répond au nom de « Héli 59 », mais il est immatriculé en Belgique. Appel d'offres oblige, c'est une société d'Ostende qui a été retenue pour fournir au SAMU du Nord son premier hélicoptère dédié. « Héli 59 », un McDonnell Douglas MD902 ultramoderne, rejoint « Héli 62 » et « Dragon-59 », l'hélicoptère de la sécurité civile, dans le ciel de la région.
L'engin a été fourni « vide » aux médecins urgentistes qui y ont conçu tout l'équipement d'un service de réanimation, élevé aux normes aéronautiques.
Côté cockpit, c'est du classique : GPS, pilote automatique, navigation aux instruments (vol sans visibilité) et 260 km/h en pointe pour un poids total de trois tonnes. À l'arrière, le patient sur sa civière est entouré d'un médecin et d'un infirmier, urgentistes.
L'engin brille par son confort et son silence (le rotor de queue étant remplacé par un tube soufflant orientable, permettant également d'éviter tout accident au sol). Il vole pour un budget de 1,5 ME sur trois ans, financé par le ministère de la Santé. « Ça entre dans une politique nationale du transport hospitalier, se félicitait, hier, Patrick Goldstein, chef du SAMU du Nord. La France rattrape son retard en matière d'hélicoptères médicalisés. » « Héli 59 » rayonnera jusqu'à Paris (une heure) et en Belgique, réalisant d'abord des transferts entre hôpitaux et intervenant aussi sur des accidents en cas de besoin. Faute de budget, il ne vole que le jour, mais Patrick Goldstein pense déjà à une mutualisation des moyens « Héli » et « Dragon » : « Pourquoi pas un hélicoptère de nuit, à tour de rôle dans la région ? »
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Les médecins régulateurs cessent leurs gardes en Maine-et-Loire
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Le Monde - Dépeche AFP - 01.10.08 | 20h03
Les médecins régulateurs de Maine-et-Loire ont décidé de cesser leur activité à partir de mecredi soir pour protester contre leur surcharge de travail et réclamer une meilleure rémunération, a-t-on appris auprès de leurs représentants.
Associés depuis 2002 à l'organisation de la permanence des soins dans le département, ces praticiens libéraux assurent à tour de rôle, sur la base du volontariat, une permanence téléphonique le soir en semaine de 19h à 21h ainsi que les week-ends et jours fériés, aux côtés et en complément du Samu.
Leur mission consiste à traiter les demandes de patients pour des urgences jugées "non vitales" et à les orienter. "C'est un travail lourd et exigeant qui peut représenter une centaine d'appels certains soirs. Mais on ressent un épuisement face à la chute de nos effectifs et à une activité qui reste forte", explique le Dr Alain Paul, président de l'Association départementale d'aide médicale urgente (Adamu).
Le nombre de médecins régulateurs en Maine-et-Loire est passé de plus de 70 à l'origine à moins de 40 aujourd'hui. Payés l'équivalent de trois consultations (66EUR) par heure, ils souhaitent une revalorisation de leur rémunération et la prise en compte de leurs frais de route, certains d'entre eux effectuant plus d'une heure de trajet pour tenir leur permanence au local du 15 à Angers.
Directeur en charge des urgences au CHU d'Angers, Roland Pontefract a qualifié de "très ennuyeuse" la grève des médecins régulateurs pour la permanence des soins.
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PDS : les médecins libéraux dénoncent une provocation du gouvernement
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DOUBLEMENT DES SANCTIONS POUR REFUS DE REQUISITION QdM 17/09/2008
Figurant dans le projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires, la disposition consistant à doubler l'amende pour refus de réquisition (qui passe de 3 750 à 7 500 euros) dans le cadre de la permanence des soins fait monter au créneau les médecins qui jugent la mesure inique et destinée à montrer que le ministère reprend en main les médecins. Pourtant, le volontariat ne se porte pas si mal, avec plus de 60 % de médecins participant à la PDS, selon les chiffres de l'Ordre.
LE PROJET DE LOI de Roselyne Bachelot Hôpital, patients, santé et territoires prévoit dans sa version actuelle le doublement des amendes encourues par les médecins en cas de refus d'obtempérer à une réquisition préfectorale, dans le cadre de la permanence des soins (PDS).
Cette amende, qui était jusqu'à présent de 3 750 euros, passerait ainsi à 7 500 euros.
En 2007, selon les chiffres de l'Ordre des médecins, 41 préfets ont effectué des réquisitions, sans qu'il ne soit malheureusement possible de savoir combien de réquisitions ces préfets ont réellement adressées à des médecins. S'agissait-il essentiellement de réquisitions isolées, prises dans des cas extrêmes, ou bien certains de ces préfets en ont-ils fait un moyen de régulation des tableaux de garde ? On sait que dans certains départements, notamment en Bretagne (en Ille-et-Vilaine, dans le Finistère et dans les Côtes-d'Armor), les médecins libéraux se plaignent de réquisitions en grand nombre, mais il semble qu'il n'y ait pas de statistiques précises en ce domaine.
Nombreux volontaires. Une chose est sûre, quoi qu'en disent certains, le nombre de volontaires reste important. Dans son état des lieux de la permanence des soins pour 2007, l'Ordre note un pourcentage moyen de médecins volontaires sensiblement supérieur à 60 %. Et à lire les avis rendus par la mission d'appui (mise en place par Roselyne Bachelot pour venir en aide aux départements ayant des problèmes à mettre en place ses instructions en matière de baisse du nombre de secteurs de garde), ce pourcentage ne va pas décroissant : dans les Alpes-de-Haute-Provences par exemple, 152 généralistes sont volontaires pour la PDS sur les 175 que compte le département. Mieux encore, dans l'Aveyron, les 240 généralistes du département sont tous volontaires pour la PDS. Quant à la Creuse, 111 généralistes (sur 125) assurent leurs gardes. Dans la Haute-Saône, enfin, 182 généralistes sur 214 participent à la PDS.
Quoi qu'il en soit, et même si la loi de Roselyne Bachelot est encore loin d'être gravée dans le marbre législatif, cette disposition fait couler beaucoup d'encre, et nombre de médecins y voient le signe d'une volonté politique de reprise en main de la permanence des soins. Plusieurs des médecins contactés par « le Quotidien » rappellent d'ailleurs que le député UMP du Nord - Pas-de-Calais, André Flajolet, auteur d'un rapport sur les inégalités d'accès aux soins, avait, dans un entretien publié dans nos colonnes le 28 février dernier, rappelé sa philosophie en matière de PDS : «Je suis favorable à l'idée de récompenser le volontariat, avait-il alors indiqué, mais je crois nécessaire de pénaliser, surtout qu'ils sont très peu nombreux, ceux qui ne jouent pas le jeu.»
Un message politique. Côté syndicat, le Dr Jean-Paul Hamon, par exemple, patron de la branche généraliste de la FMF, estime qu'«il ne s'agit pas là d'une décision spontanée de Roselyne Bachelot». Selon lui, cette disposition aurait été inscrite dans le projet de loi pour calmer certains députés ruraux soucieux de disposer de tableaux de garde de PDS complets dans leur département.
Même tonalité chez le Dr Guillemette Reveyron, responsable Espace Généraliste pour le département de l'Ain et présidente de l'association REPOS (Respect et Égalité des Professionnels dans l'Organisation des Soins) : «Les électeurs se plaignent à leur député du fait qu'il n'y a pas toujours de médecin de garde chez eux. Tout ça remonte jusqu'à Roselyne Bachelot qui répond par la menace de la réquisition.» Pour Guillemette Reveyron, ces amendes renforcées sont «un aveu d'échec du gouvernement, des syndicats et de l'Ordre. Je mets les syndicats dans le même sac car cela fait huit ans qu'ils tolèrent les réquisitions». Guillemette Reveyron ajoute que, maintes fois réquisitionnée elle-même, elle a aujourd'hui «le projet de quitter la campagne» pour aller s'installer en ville, afin d'échapper aux gardes. Le Dr Luc Duquesnel, patron mayennais de la CSMF, est lui aussi sur la même longueur d'onde : «Cette aggravation des amendes encourues en cas de refus d'obtempérer à une réquisition est un message adressé aux politiques pour leur montrer que le ministère est ferme avec les médecins.» Pour lui, ce texte va se révéler contre-productif car il ne va pas inciter les préfets à chercher des solutions pour améliorer le dispositif départemental de PDS, «puisqu'ils auront l'arme de l'amende à leur disposition».
Luc Duquesnel a été membre de la mission d'appui sur la PDS. À ce titre il ajoute que, lors des auditions des départements, «il est clairement ressorti que les médecins réticents à participer à la PDS sont presque toujours ceux qui ont déjà des conditions d'exercice difficiles», c'est-à-dire ceux qui effectuent déjà beaucoup d'actes, beaucoup de visites, dans des départements disposant de peu de moyens en transports sanitaires, «et avec des tutelles frileuses». Pour le patron mayennais de la CSMF, «si les pouvoirs publics amélioraient réellement les conditions d'exercice de la PDS, on verrait très vite le nombre de volontaires remonter».
Une provocation intolérable. À MG-France enfin, le Dr François Michel se dit «scandalisé» par ce projet de renforcement des amendes, qui constitue selon lui «une provocation inutile et intolérable». Lui aussi membre en son temps de la mission d'appui, il estime que les travaux menés «ont montré que les réquisitions ne servent à rien». François Michel prend l'exemple du département des Alpes-de-Haute-Provence : «Avant, le préfet était mal conseillé, et il réquisitionnait à tour de bras. Les réquisitions ont cessé, et les médecins libéraux montent actuellement des projets d'organisation locale de la PDS pour améliorer son fonctionnement.» Mais François Michel se dit également scandalisé par l'attitude des organismes payeurs dans certains départements. Dans la Haute-Loire et dans les Hautes-Alpes, selon lui, «malgré une organisation exemplaire de la PDS, malgré tous les efforts qui ont été entrepris pour respecter la réglementation et mettre en place la nouvelle sectorisation, les médecins ne bénéficient toujours pas du paiement des astreintes du samedi après-midi, c'est absolument incompréhensible». Pour François Michel, cet état de fait n'est évidemment pas de nature à favoriser le volontariat chez les médecins libéraux. Quant à l'Ordre des médecins, par la voie du Dr André Deseur, il botte un peu en touche sur cette question en affirmant que «si l'organisation départementale de la PDS est bien faite, et que la pénibilité est supportable, il n'est pas concevable de ne pas déférer à une réquisition».
Le projet de loi de Roselyne Bachelot n'est certes pas encore finalisé et encore moins voté. Il n'en reste pas moins que cette disposition relative aux réquisitions fait déjà beaucoup de bruit. Comme le dit le Dr Hamon, «on a vu aux EGOS que sur 100 nouveaux médecins diplômés, seuls 14 s'installaient en libéral. Roselyne Bachelot a beau mettre en place sa boîte à claques avec ses amendes doublées, il n'y aura bientôt plus personne à gifler».
> HENRI DE SAINT ROMAN
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Offre de soins et garde
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Deux rapports parlementaires attendus
DES DÉPUTÉS ont beaucoup planché ces derniers mois sur les questions d'offre sanitaire et de permanence des soins, préparant ainsi en amont le débat parlementaire sur le projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires qui pourrait commencer en décembre au palais Bourbon en première lecture.
La mission d'information de l'Assemblée nationale consacrée à l'offre de soins sur l'ensemble du territoire publiera officiellement son rapport le 24 septembre, juste après sa validation par la commission des affaires sociales. Ce document, rédigé sous la houlette de Marc Bernier (député UMP de la Mayenne, rapporteur) et de Christian Paul (député PS de la Nièvre, président de la mission d'information), a été présenté hier dans ses grandes lignes à Roselyne Bachelot.
Plus loin que le projet de loi Bachelot ? Selon nos informations, le projet de rapport, qui est susceptible d'être amendé par les 11 députés de la mission et la commission des affaires sociales, contient en tout 30 propositions pour rétablir l'égalité de l'offre de soins sur l'ensemble du territoire. Certaines mesures de ce rapport parlementaire iraient encore plus loin que l'avant-projet de loi Bachelot en suggérant la mise en place d'un mécanisme désincitatif à l'installation pour les professionnels de santé libéraux dans les zones déjà bien pourvues en offre de soins. Un tel mécanisme est d'actualité, compte tenu de la signature récente de l'avenant conventionnel des infirmières mettant fin à leur liberté totale d'installation (« le Quotidien » du 8 septembre).
Pour les médecins libéraux, ce type de dispositif avait déjà surgi l'an passé au moment de l'examen de la loi de financement de la Sécu (LFSS 2008), mais aussi à l'occasion de précédentes discussions conventionnelles. Mais les projets de mécanismes désincitatifs, voire coercitifs, n'ont en tout cas jamais fait long feu sous la pression du corps médical – et notamment des jeunes médecins qui les excècrent.
La mesure ne fait de toute façon pas l'unanimité au sein même de la mission d'information. Selon l'un de ses membres, Jean-Luc Préel, député Nouveau Centre de Vendée, «peu de députés ont défendu les mesures coercitives» à l'occasion des auditions de la mission qui ont duré de mai à juillet. Le Dr Préel défend cependant pour sa part «une rémunération différenciée des médecins – en plus et en moins» en fonction des zones d'installation.
Axé sur l'offre de soins de premier recours, le prérapport de la mission préconise par ailleurs une régionalisation de la formation initiale des médecins (avec éventuellement des stages obligatoires dans les zones déficitaires) et plusieurs mesures pour favoriser le décloisonnement ville-hôpital.
Enfin, un autre rapport parlementaire sera publié en novembre sur la permanence des soins, à l'initiative de la délégation de l'Assemblée nationale à l'aménagement et au développement durable du territoire (présidée par Christian Jacob). Son rapporteur est un médecin, le Dr Philippe Boënnec, député UMP de Loire-Atlantique et également membre de la mission d'information sur l'offre de soins.
> AGNÈS BOURGUIGNON QDM
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Sauver 5 000 vies par an en formant les Français aux premiers secours
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QdM, le 10/09/2008
Pour la première fois, la Croix-Rouge, la Fédération française de cardiologie et le SAMU s'unissent pour appeler les Français à se former aux gestes de premiers secours et inciter les collectivités locales à s'équiper en défibrillateurs. Aujourd'hui, en France, on sauve moins de 3 % des victimes d'arrêt cardiaque, contre 30 % aux États-Unis. Et, selon une étude du Comité français pour l'éducation de la santé, chaque année 50 000 personnes décèdent de mort subite dans leur environnement familier (soit huit fois plus que sur la route).
Les bénévoles de la Croix-Rouge française et du Croissant-Rouge vont célébrer samedi la 6e Journée mondiale des premiers secours en organisant des manifestations dans une centaine de villes, sur les places des villages, marchés, salles des fêtes... L'idée est de « faire prendre conscience au plus grand nombre de l'importance des gestes de premiers secours dans les situations d'urgence, les accidents de la vie courante et dans la prévention des risques et permettre de prodiguer les premiers secours selon les principes d'humanité et d'impartialité ».
Secouristes, urgentistes et cardiologues se fixent comme premier objectif un taux de 10 % de vies sauvées d'ici à 2010, soit 5 000 victimes en moins chaque année. Des actions de sensibilisation et de formation seront proposées au grand public à partir de samedi.
> AU. B.
Pour connaître les événements les plus proches : www.croix-rouge.fr, www.1vie3gestes.com et www.fedecardio.com.
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Trois gestes pour une vie
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QdM, le 10/09/2008
JOURNEE MONDIALE DES PREMIERS SECOURS
On sauve en France moins de 3 % des victimes d'arrêt cardiaque, contre 30 % aux États-Unis. Appeler le 15, masser, défibriller sont les trois réflexes qui sauvent que la Croix-Rouge souhaite faire intégrer aux citoyens. Une centaine de collectivités locales se sont équipées de défibrillateurs automatisés externes (S. TOUBON/« LE QUOTIDIEN »)
CINQUANTE MILLE PERSONNES décèdent chaque année dans notre pays d'un arrêt cardiaque, et ce faute d'une intervention dans les cinq minutes. Sans une prise en charge immédiate, plus de 90 % des arrêts cardiaques sont fatals. C'est la Croix-Rouge française qui tire la sonnette d'alarme. Associée à la Fédération française de cardiologie, elle se mobilise pour la 6e Journée mondiale des premiers secours, samedi, et aussi lors de la Semaine du coeur (du 22 au 28 septembre), pour sensibiliser le public à la nécessité de se former aux gestes qui sauvent et à l'usage du défibrillateur. «L'intervention des témoins de la scène dans les toutes premières minutes, avant l'arrivée des secours, est déterminante pour la survie de la victime, et pour lui éviter des séquelles graves.»
Appeler, masser, défibriller. « Trois gestes pour une vie », le slogan de sensibilisation, fait référence aux trois gestes essentiels : appeler le 15, pratiquer immédiatement un massage cardiaque et défibriller le coeur.
Selon une étude commandée par la Croix-Rouge en 2006, 27 % des Français détiennent une attestation de formation aux gestes de premiers secours. Ce chiffre est insuffisant, estime la Croix-Rouge, d'autant qu'il faut renouveler cette formation tous les trois ans pour pouvoir agir efficacement en cas d'urgence. Et puis tout reste à faire en matière de formation à l'usage du défibrillateur. Depuis un décret (du 4 mai 2007), les défibrillateurs automatisés externes (DAE) peuvent être utilisés par le grand public. Nice, Marseille, Montpellier, la communauté urbaine du Grand Nancy…, une centaine de collectivités locales se sont équipées afin de réduire la mortalité cardiaque sur leur territoire et 3 300 DAE sont aujourd'hui accessibles au public. À Paris, par exemple, 30 piscines en sont équipées. Cependant, l'équipement en DAE n'est efficace, évidemment, que si les agents municipaux et administrés sont formés aux gestes qui sauvent.
«Aujourd'hui, les techniques thérapeutiques de récupération d'un arrêt cardiaque sont très avancées. Encore faut-il que le patient parvienne vivant à l'hôpital pour en bénéficier, explique encore la Croix-Rouge. Dans d'autres pays européens et aux États-Unis, le taux de personnes sauvées est 4 ou 5 fois supérieur à la France. Pourquoi? La population est davantage formée aux gestes qui sauvent et de nombreux DAE sont disponibles dans les lieux publics.» Massage cardiaque et défibrillation sont souvent effectués par les secours. Or le SAMU arrive sur les lieux au bout de quinze minutes en moyenne. «Chaque minute qui s'écoule sans intervenir diminue de 10% les chances de survie.» Dix pour cent, c'est aussi l'objectif visé par cette campagne, soit le nombre de victimes sauvées d'un arrêt cardiaque d'ici à 2010 (au lieu de 3 % aujourd'hui).
> AUDREY BUSSIÈRE
www.croix-rouge.fr. www.1vie3gestes.com, www.fedecardio.com.
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Hommage au créateur du 1er SAMU de France : le Pr Louis Lareng
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La Lettre "Réseau-CHU" - N° 438 - 14 octobre 2008 ----------------------------------------- Le 7 octobre 2008, c'est en présence des autorités qu'a été inauguré le nouveau bâtiment du Samu 31 qui porte désormais le nom du Pr. Louis Lareng. En 1968, ce précurseur de génie imaginait la première organisation des secours d'urgence articulée autour d'un numéro d'appel unique le «15» !
Le Pavillon Louis Lareng Situé au Nord de l'Hôpital PURPAN, ce nouveau bâtiment abrite désormais toutes les activités du SAMU 31 sous la direction du Docteur Jean-Louis Ducassé, ainsi que le Centre Antipoison et de Toxico Vigilance Midi-Pyrénées créé en 1999 qui est sous la responsabilité du Docteur Claudine Cabot. L'hélistation est située sur le toit du bâtiment.
Les activités du SAMU 31
- Le Centre de Réception et de Régulation des Appels du SAMU 31 (CRRA) : traite les appels du 15, mais aussi de la permanence des soins de ville.
- Le Centre de Consultation Médicale Maritime (CCMM) : apporte une expertise nationale sur l'aide médicale en mer, en prenant en charge les marins blessés ou malades quelques soient leurs positions sur le globe.
- Le Service Mobile d'Urgence et de Réanimation de Toulouse (SMUR) : assure la prise en charge médicale pré hospitalière les patients adultes et pédiatriques.
- Le Centre d'Enseignement des Soins d'Urgence (CESU) : coordonne et assure les formations aux gestes et soins d'urgence (AFGSU) aux personnels médicaux et paramédicaux.
- L'Unité de Médecine de Catastrophe : gère la participation des médecins et soignants du SAMU dans la prévention et la gestion des risques, en collaboration étroite avec la préfecture elle participe à l'élaboration des différents Plans Particuliers d'Intervention (Plan Blanc, Plan Rouge …).
Le Centre Antipoison et de Toxico vigilance de Midi-Pyrénées :
- Aide au diagnostic et à la prise en charge thérapeutique des intoxications.
- Informe sur les risques liés à l'emploi de produits et de substances chimiques.
- Assure une veille sanitaire sur pollution de l'environnement.
Le Professeur Louis Lareng
En prenant la décision le 16 Juillet 1968 de créer le 1er Service d'Aide Médicale d'Urgence (SAMU) de France à Toulouse, le Conseil d'Administration du CHU, n'imaginait pas qu'il anticipait la loi de 1986 sur la médecine d'urgence « hors les murs » et dont l'expérience allait être étendue à tout le territoire. Le Professeur Louis Lareng a été l'artisan de cette nouvelle aventure, mettant toute sa détermination et sa ténacité à vaincre une par une les difficultés administratives, financières et humaines pour mettre en place une organisation des secours d'urgence articulée autour d'un numéro d'appel unique le « 15 ». Cette organisation qui perdure depuis 40 ans a fait la preuve de son efficience.
Le Professeur Christian Virenque, en succédant à Louis Lareng, a participé à l'évolution et au développement du SAMU 31, notamment en créant l'enseignement de la médecine de catastrophe qui a démontré sa pleine justification en septembre 2001 lors de l'explosion de l'usine AZF.
Le SAMU à l'ère du numérique Depuis le concept historique de 1968, le SAMU 31 installé au Pavillon Louis Lareng inaugure une nouvelle ère avec l'arrivée du numérique : le couplage téléphonie et radiocommunications informatiques à la régulation et l'informatique embarquée dans les véhicules SMUR. Ce concept unique en France a été un souhait du Docteur Jean-louis Ducassé lors de la conception de ce nouveau bâtiment, et confirme le SAMU 31 dans son rôle de précurseur.
Une équipe de 150 personnes aux compétences multiples Le SAMU 31, c'est une trentaine de médecins urgentistes, une trentaine d'ambulanciers, autant de Permanenciers Auxiliaires de Régulation Médicale, plus de 25 infirmières, des secrétaires, de nombreux étudiants de médecine en stage. Au total, c'est donc une équipe de 150 personnes, aux compétences polyvalentes, qui sont mobilisées pour répondre aux missions de l'Aide Médicale Urgente H24 et 365 jours par an.
Le SAMU 31 est une structure hospitalière qui organise et coordonne la prise en charge globale des patients et participe à la prévention des situations d'urgences collectives. Il existe aujourd'hui au moins un SAMU dans chaque département Français, soit une centaine au total. A ce titre : l'histoire a donné raison au Professeur Louis LARENG qui le premier avait compris que la médecine d'urgence commençait dès l'appel, puis allait « du pied de l'arbre » jusqu'au lit de réanimation.
Pour plus d'informations contacter : Déléguée à la Communication CHU de Toulouse - 2 rue Viguerie 31052 Toulouse Cedex Téléphone : 05.61.77.83.49 Mobile : Fax : 05.61.77.85.21 email : sudre.mc@chu-toulouse.fr
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Pompiers et Samu ont scellé vendredi leur réconciliation publique lors du 115e congrès de sapeurs-pompiers de France à Rennes ...
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RENNES, 3 oct 2008 (AFP) - Pompiers et Samu ont scellé vendredi leur réconciliation publique lors du 115e congrès de sapeurs-pompiers de France à Rennes, où les représentants de la médecine d'urgence avaient fait le déplacement un an après la polémique entre les "rouges" et les "blancs".
"C'est un moment symbolique et rare que la venue des urgentistes", a déclaré à l'AFP Richard Vignon, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF). Ils étaient effectivement tous là : Patrick Pelloux (Association des médecins urgentistes de France), Marc Giroud (Samu de France), Pierre Carli (Samu de Paris), Patrick Goldstein (Société française de médecine d'urgence), pour participer à des tables-rondes sur les modalités de leur nouvelle coopération avec les pompiers.
Au dernier congrès, la FNSPF avait ouvert la polémique en publiant un "Manifeste pour sauver le secours à personnes" relevant les dysfonctionnements entre pompiers et hospitaliers en matière de secours aux victimes et réclamant une clarification de leur rôle respectif.
Après de vifs échanges par médias interposés, représentants des pompiers et des urgentistes s'étaient attelés pendant sept mois à la rédaction d'un "référentiel" qui fixe les champs d'action de chacun des acteurs.
Ce document, élaboré sous la tutelle des ministères de l'Intérieur et de la Santé, a été présenté le 25 juin et a fait l'objet d'une communication en Conseil des ministres en juillet. "Je fais partie de ceux qui ont mal vécu le +manifeste+", a confié à la tribune Patrick Goldstein, "mais cette année a été riche d'enseignements et de parcours commun". Il a assuré que "les urgentistes ont un vrai, vrai de vrai respect pour les secouristes, les sapeurs-pompiers".
Pour Patrick Pelloux, "on ne pouvait pas rester dans une querelle stupide et stérile", ce que n'a pas démenti Marc Giroud qui veut laisser au passé "une période d'espacement". "Tout cela est historique (...) Les Français ont de la chance de nous avoir ensemble !", s'est-il enthousiasmé.
Cette invitation au congrès des pompiers était "importante", a estimé Pierre Carli, et le référentiel "montre que nous avons une responsabilité commune, notre mission est de mieux servir le public".
"Nous sommes liés par l'obligation de résultat", a-t-il résumé.
Dans ce climat détendu, le médecin-colonel Francis Levy (FNSPF) en a même profité pour souhaiter un joyeux anniversaire au Pr Carli.
Le colonel Vignon a insisté en conclusion auprès du directeur de la sécurité civile Alain Perret (Intérieur) et de la directrice de l'hospitalisation et de l'organisation des soins Annie Podeur (Santé), présents tous deux, sur l'importance de donner au "référentiel" une reconnaissance juridique par le biais d'un arrêté interministériel.
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Mise en place d'un groupe de travail sur les transports sanitaires pour compléter le référentiel urgentistes-pompiers
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PARIS, 23 septembre (APM Santé) - Le ministère de la santé et la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) ont mis en place un groupe de travail sur les transports sanitaires afin de compléter le référentiel sur l'organisation du secours à personne et de l'aide médicale urgente élaboré par le comité quadripartite Samu-pompiers, a indiqué à l'APM la Direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (Dhos).
Ce "comité des transports sanitaires" a débuté ses travaux lundi dernier et se réunira deux fois par mois jusqu'à fin 2008. Il est composé de représentants des transporteurs sanitaires (la Chambre nationale des services d'ambulance (CNSA) et les Fédérations nationales des artisans ambulanciers (FNAA), des ambulanciers privés (FNAP) et des transports sanitaires (FNTS)), de représentants des urgentistes (Société française de médecine d'urgence (SFMU), Samu de France, Association des médecins urgentistes de France (Amuf)). S'y sont ajoutés des fédérations hospitalières, de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), des conférences hospitalières et du ministère de la santé.
Ce comité "parachèvera le travail entamé par le groupe quadripartite Samu-Sdis", en réfléchissant aux "coopérations fonctionnelles des transporteurs sanitaires, acteurs incontournables dans la chaîne du secours à personne et de l'aide médicale urgente", précise la Dhos.
Trois axes de travail ont été définis. Le groupe se penchera sur les transports sanitaires dans le cadre de l'aide médicale urgente, de l'activité des établissements de santé et de la permanence des soins ambulatoire.
Il devra formuler des préconisations "visant l'optimisation et l'efficience des prises en charge des personnes nécessitant un transport sanitaire" et élaborer un référentiel fixant le cadre de la coordination entre les professionnels concernés.
Enfin, "il devra alimenter les Assises des transports sanitaires, annoncées par le protocole d'accord signé par la ministre [de la santé, Roselyne Bachelot,] le 19 juin", ajoute la Dhos.
La publication d'un texte réglementaire sur le référentiel urgentistes/pompiers devrait intervenir une fois les travaux du comité des transports sanitaires terminés, a-t-on appris de source professionnelle.
Après six mois de travail et une vingtaine de réunions du comité quadripartite composé des représentants des services départementaux d'incendie et de secours (Sdis), des structures de médecine d'urgence et des ministères de l'intérieur et de la santé, le référentiel commun urgentistes/pompiers a été présenté le 25 juin.
LA QUASI TOTALITE DU REFERENTIEL SAMU/SDIS DEJA APPLICABLE
Samu de France a organisé la semaine dernière à Paris une journée de travail sur la mise en oeuvre de ce référentiel pompiers/urgentistes.
Le président de Samu de France, Marc Giroud, a indiqué à l'APM que cette journée visait à expliquer le référentiel, qui doit être vu comme une règle de bonne pratique, à dialoguer et à aborder des situations particulières où une interprétation du référentiel est nécessaire.
Près de 95% des mesures peuvent déjà être appliquées sans texte réglementaire, a estimé Marc Giroud en prenant l'exemple d'un envoi systématique de Smur, sans passer par la régulation médicale, lorsqu'un pompier se trouvant auprès d'un malade considère que la situation est plus grave qu'initialement prévu.
Les bilans simplifiés à la régulation médicale peuvent également être mis en place dès à présent pour les interventions qui concernent en particulier la petite traumatologie périphérique sans signe d'aggravation.
Pour aider à la mise en oeuvre du référentiel, Samu de France a suggéré de désigner dans chaque Samu un médecin référent chargé de la relation Samu/Sdis au niveau départemental.
Le président de Samu de France avait invité le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), le colonel Richard Vignon, à intervenir à la fin de la journée de travail. Il s'est réjoui de constater une "communauté de vision" entre les urgentistes et les pompiers par rapport au service public et à la solidarité au malade, après les tensions de l'automne 2007./cb/vr/ajr
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La zone de défense Ouest organise un nouvel exercice de préparation au risque de pandémie grippale
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RENNES, 22 octobre 2008 (APM) - La zone de défense Ouest organise pendant deux jours jusqu'à mercredi en fin d'après-midi un nouvel exercice de préparation au risque de pandémie grippale, a annoncé la préfecture d'Ille-et-Vilaine dans un dossier de presse. Il s'agit d'un exercice dit "d'instruction, c'est-à-dire qu'il offre aux joueurs la possibilité de revisiter les dispositions contenues dans le plan national" de préparation à une pandémie grippale. Il porte sur la santé publique mais également sur la continuité de l'activité économique et financière via les trésoreries régionales et départementales. Il doit mobiliser 300 acteurs en provenance des trois ministères en charge de la santé, de l'économie et de l'intérieur, et plus précisément des préfectures, des directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass), ainsi que les trésoriers-payeurs généraux des 20 départements de la zone de défense Ouest, qui comprend cinq régions (Bretagne, Haute-Normandie, Basse-Normandie, Pays-de-la-Loire et Centre). Cet exercice est dirigé par le préfet délégué pour la sécurité et la défense, assisté de l'état-major de zone de défense et entouré des délégués de zone que sont le directeur régional des affaires sanitaires et sociales (Drass) et le TPG de Bretagne. Pour le Drass de Bretagne, il s'agit de mettre en oeuvre au sein de chaque région une structure départementale liée à l'organisation des soins en médecine ambulatoire, l'annexe biologique "pandémie grippale" du plan blanc de chaque établissement de santé siège d'un Samu et une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) en zone portuaire pour la Seine-Maritime et la Loire-Atlantique dans le cadre du règlement sanitaire international (RSI). Le Drass de Bretagne est également chargé dans cet exercice de valider les circuits de télécommunication par la mise en place simultanée des cellules d'appui organisées par les Ddass, des cellules régionales d'appui et de la cellule santé au centre opérationnel de zone (COZ) renforcé. Pour les préfectures de zone et de département, l'enjeu est de faire fonctionner harmonieusement les centres opérationnels de département (COD) et le COZ renforcé, la difficulté essentielle résidant dans la capacité à traiter en temps réel des informations en provenance de 20 préfectures. En 2007, la zone de défense Ouest a organisé un premier exercice de préparation à une pandémie grippale visant à tester la distribution des masques FFP2 aux intervenants de première ligne (médecins libéraux, sapeurs-pompiers...). vdb/ld/APM polsan redaction@apmnews.com VBLJM001 22/10/2008 12:54 IP
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