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Télémédecine d'urgence à bord des avions de ligne
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[Le Figaro.fr - Jean-Michel Bader]
Deux milliards de passagers par an affrontent le manque d'oxygène, les rayonnements cosmiques, les phlébites veineuses et mille autres maux.
C'était il y a vingt-cinq ans, un banal vol Paris-Chicago sur American Airlines. Soudain on demande un médecin pour une jeune lycéenne de 15 ans avec d'étranges symptômes, dont une faiblesse du bras gauche. Inquiet d'une possible (et rare) attaque cérébrale par rupture d'un anévrisme artériel, le jeune praticien français réclame au commandant qu'il se déroute sur Montréal. Gain : cinquante minutes. Annonce est faite, et aussitôt un confrère américain sexagénaire bondit de son siège, se précipite, examine superficiellement la patiente, réclame au pilote que l'on continue sur Chicago. Ce qui fut fait sans délai !
Aujourd'hui, l'aviation commerciale transporte 2 milliards de passagers par an et fait largement appel au sol à des systèmes de régulation médicale pour arbitrer, décider ou aider à la décision, éventuellement détourner l'avion. Air France a un «contrat» informel avec le Samu de Paris depuis 1972, Delta travaille avec les urgentistes de Pittsburg, KLM et Lufthansa ont leurs propres médecins, et International SOS (par sa filiale MedAire) conseille 90 compagnies, soit 30 % du trafic commercial.
À bord des avions d'Air France, le personnel navigant est formé (et même très bien formé, estime-t-on au Samu) chaque année au secourisme, dispose d'un défibrillateur cardiaque, d'un oxymètre de pouls (pour mesurer la saturation du sang en oxygène), d'une trousse médicale d'urgence bien fournie (avec adrénaline, corticoïdes, antalgiques majeurs, des solutés de perfusion) et peut compter, dans 9 vols sur 10, sur la présence d'un médecin passager !
Au moins une compagnie, Lufthansa, a déjà expérimenté une télétransmission satellitaire en temps réel de l'électrocardiogramme d'un patient en vol ! «D'ici quatre à cinq ans, le système va se généraliser à toutes les compagnies», explique le Dr Jannières du Samu de Paris. En cas de douleurs thoraciques aiguës évoquant un infarctus, ce serait une aide puissante à la décision.
Un déroutement par million de passagers
Les risques à bord d'un long-courrier volant à 10 000 m sont connus : d'abord la pression de l'air y est plus basse qu'au sol (elle correspond à une altitude de 2 000 m en moyenne). Des volontaires sains ont «volé» en caisson pendant vingt heures à 2 500 m et ont eu tous les symptômes du mal aigu des montagnes. La pression artérielle en oxygène baisse dans une cabine d'un long-courrier, de 95 à 60 mm de mercure : de nombreux passagers «limites» cardiaques, insuffisants pulmonaires, anémiques risquent alors une hypoxie relative.
Une étude parue en 2007 a montré que 18 % des passagers souffrant de maladie chronique pulmonaire obstructive (bronchite chronique sévère, emphysème…) risquent au moins une légère détresse respiratoire pendant un vol. L'Aerospace Medical Association recommande pour ces passagers fragiles qu'ils subissent avant le vol une sorte de test d'«hypoxie au sol» pour détecter ceux qui risquent de décompenser en vol.
Pour eux, la British Thoracic Society recommande alors une supplémentation en oxygène pendant le vol : soit la compagnie commerciale met à disposition une des bouteilles d'oxygène embarquées ; soit, comme le réclame une disposition américaine de mai 2008, elle accepte que les passagers embarquent leur propre extracteur d'oxygène portable.
Il y a aussi l'exposition aux rayonnements cosmiques : l'Autorité européenne de l'aviation réclame que les avions volant à plus de 15 000 m mesurent en temps réel ce rayonnement pour permettre au pilote de dégrader son altitude. L'Administration fédérale américaine de l'aviation émet des bulletins d'alerte aux rayonnements solaires lors des éruptions de notre étoile qui risquent d'exposer les vols commerciaux à de fortes doses.
Pour les passagères enceintes, les vols sont déconseillés. En effet, la limite d'exposition pour toute la grossesse est de 1 millisivert (mSv), or un vol de 15 heures sans escale expose le fœtus à une dose supérieure à 1 mSv. Quant aux hôtesses de l'air enceintes, elles ne doivent faire que des vols courts, à basse altitude, les compagnies devant planifier ces vols pour ne pas dépasser cette limite de dose.
Combien d'incidents à bord des avions ? Les rares chiffres sont discordants d'une compagnie à l'autre, on parle de 0,03 à 0,07 incident pour 1 000 passagers, il y aurait un déroutement par million de passagers. Le Samu de Paris a eu en 2004 171 appels d'avions Air France et 17 déroutements, en 2006, le Samu a eu 200 appels aboutissant à 17 déroutements.
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Communauté médicale de l’AP-HP : communiqué de presse suite à l'AG du 8 avril 2009
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Devant le refus du gouvernement d’accepter tout amendement à la loi HPST, dite loi Bachelot, la communauté médicale de l’AP-HP, réunie en assemblée générale le 8 avril 2009, a décidé d’appeler à l’action l’ensemble des médecins des hôpitaux.
À partir d’aujourd’hui, nous arrêtons toute participation aux activités de gestion hospitalière (Comités exécutifs locaux, Comités consultatifs médicaux, Commission médicale d’établissement, réunion de pôles, préparation du plan stratégique, etc.).
Nous informons le gouvernement et les sénateurs qui vont discuter et voter la loi que si elle n’est pas amendée, elle s’appliquera sans nous.
En accord avec l’ensemble des syndicats médicaux et de personnels de l’AP-HP, nous appelons à une journée de grève le 28 avril avec manifestation de tous les personnels de l’hôpital, praticiens, internes, chefs de clinique-assistants, infirmières, aides-soignants, paramédicaux, administratifs, techniques et ouvriers.
Nous sommes d’accord pour agir avec l’ensemble des organisations syndicales contre la suppression des emplois pour de simples raisons de rentabilité financière, et contre une vision purement comptable de l’hôpital. Nous sommes pour une gestion rigoureuse des deniers de la collectivité, au service de l’égalité d’accès à des soins de qualité.
Nous demandons la convocation d’états généraux pour une vraie réforme de l’hôpital et du système de santé.
Nous appelons l’ensemble des communautés médicales de la région parisienne et de province à nous rejoindre pour créer un mouvement national de défense de l’hôpital public.
Nous appelons les usagers, les associations de patients et la population à se joindre à nous.
Mouvement de défense de l’hôpital public
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Corse : crash d'un hélicoptère de la Sécurité Civile médicalisé par le Samu de Bastia
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[Source : AFP, Le Monde, Nouvel Obs ...]
L'appareil transportait deux pilotes, un médecin du Samu et une femme enceinte qui a accouché en vol. Aucun n'a survécu. Pris dans une mauvaise météo, l'hélico aurait heurté le relief de Haute-Corse.
Les quatre passagers ainsi que le bébé né à bord de l'hélicoptère de la Sécurité civile de Haute-Corse, qui avait disparu des écrans radar au sud-ouest de Bastia samedi à 19h35 et dont l'épave a été localisée dimanche 26 avril à 3h30, sont décédés, a-t-on appris auprès des secours. L'hélicoptère transportait une femme enceinte de 20 ans assistée d'une femme-médecin du Samu de 43 ans, un pilote et un co-pilote, avaient indiqué à l'AFP les pompiers, la gendarmerie de Bastia et une porte-parole de la préfecture de Haute-Corse. La jeune femme, originaire du village de Costa en Balagne (Haute-Corse), a accouché en vol mais son bébé n'a pas survécu à l'accident, ont précisé les secours.
Épais brouillard, vent et pluie
L'épave a été repérée en plusieurs morceaux dimanche à 3h30 par un hélicoptère des secours qui avait pu décoller et qui a fourni les coordonnées GPS du lieu de l'accident aux équipes au sol. Peu avant 4h00, les pompiers de Haute-Corse ont découvert les corps des victimes dans cette région montagneuse particulièrement difficile d'accès. Les causes de l'accident sont toujours inconnues, selon les secours qui ont souligné les mauvaises conditions météorologiques avec un épais brouillard, des vents violents et de la pluie. Aucun appel de détresse n'a été passé par le pilote et aucune communication radio ne laissait entrevoir que quelque chose d'anormal se passait à bord, selon la même source. La naissance de l'enfant n'a également pas été communiquée par le pilote.
Au-dessus d'une chaîne montagneuse
L'appareil avait décollé à 19h15 du centre de secours de Ponte Leccia (Haute-Corse) situé à moins de dix kilomètres du village de Lento où la femme enceinte a été prise en charge, alors qu'elle était sur le point d'accoucher. Au moment de sa disparition, l'hélicoptère survolait le défilé du Lancone, chaîne montagneuse au sud-ouest de Bastia et faisait route en direction du centre hospitalier de Bastia lorsqu'il a cessé tout signal de la radio et du transpondeur, avait ajouté un porte-parole de la sécurité civile. Au total, près de 150 membres des secours (sécurité civile, gendarmerie, sapeurs pompiers et armée de l'air) ont été mobilisés, parmi lesquels des hommes spécialistes du sauvetage en milieux périlleux.
Alliot-Marie en Corse dimanche
Les premières investigations sont menées par la brigade de gendarmerie du transport aérien de Bastia, a précisé la cellule de crise de la préfecture. L'enquête sera probablement confiée à la section de recherche du transport aérien de Roissy, selon la même source. Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur a exprimé sa "profonde émotion" dans un communiqué publié dimanche matin. Elle a adressé "ses sincères condoléances aux familles des victimes" et "assure de son soutien l'ensemble des personnels de la sécurité civile et du Samu qui oeuvrent quotidiennement au service des Français". La ministre a annoncé une enquête administrative et technique pour déterminer les causes de l'accident. Elle se rendra en Corse dimanche.
"Vive émotion" de Sarkozy
Le président Nicolas Sarkozy a, quant à lui, fait part de sa "vive émotion" et de sa "très grande tristesse". Dans un communiqué, le chef de l'Etat souligne que "ses premières pensées vont aux familles des victimes qu'il assure de tout son soutien et de la solidarité de la nation dans cette épreuve". Il rend hommage "à la mémoire des pilotes de la sécurité civile et du médecin du Samu qui viennent de payer de leur vie un dévouement absolu au service de leurs concitoyens". "Ce tragique accident endeuille cruellement la Corse et la communauté des acteurs de la sécurité civile". (avec AFP)
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Accident d'hélicoptère: hommage national
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[AFP - 30/04/2009] Un hommage national a été rendu aujourd'hui à Bastia en présence de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie aux deux membres d'équipage et au médecin du Samu décédés dans l'accident d'un hélicoptère de la Sécurité civile qui a fait cinq morts samedi dernier en Haute-Corse, a constaté une correspondante de l'AFP.
Environ 450 personnes, dont 350 personnels des services de secours et des armées, ainsi que les familles des victimes et de nombreuses personnalités politiques insulaires, ont assisté à cet hommage sur la base d'hélicoptères de la Sécurité civile de l'aéroport de Bastia-Poretta.
Mme Alliot-Marie a passé en revue des détachements militaires, de la Sécurité civile et du Samu avant de prononcer un discours devant les cercueils du pilote et du copilote de la Sécurité civile et de la médecin du Samu, recouverts du drapeau tricolore.
A proximité d'un nouvel hélicoptère de la Sécurité civile, reçu lundi et entouré de couronnes de fleurs, Mme Alliot-Marie a rappelé les circonstances de l'accident. Pris dans le mauvais temps, l'hélicopère s'était écrasé dans une zone montagneuse au sud-ouest de Bastia alors qu'il tentait de rejoindre l'hôpital de la ville.
Mme Alliot-Marie a rendu hommage aux secouristes en saluant "leur dévouement, leur professionnalisme et leur courage" après avoir retracé leur parcours professionnel.
"Philippe Métais, Michel Lopez-Guia et Michèle Salmon, votre disparition rappelle tragiquement l'abnégation et le sens du devoir qui animent les hommes et les femmes engagés dans le secours à personnes", a déclaré la ministre. Les trois victimes ont été nommées chevaliers de la Légion d'honneur, décorées de la médaille d'or d'honneur pour acte de courage et de dévouement, et citées à l'ordre de la nation "pour leur engagement sans faille", a-telle ajouté.
Après l'enlèvement des cercueils, Mme Alliot-Marie s'est entretenue en privé avec les familles des victimes.
"C'est une personne qui aimait son métier, qui avait la passion d'aller sauver les gens", a déclaré Gérard Salmon, le père de la médecin-urgentiste décédée. "Le plus triste, c'est de partir jeune. C'est ce qu'elle me disait toujours: +je sauve parfois des personnes très âgées et il y en a d'à peine une trentaine d'années que je ne peux pas sauver+", a-t-il dit.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/04/30/01011-20090430FILWWW00425-accident-d-helicoptere-hommage-national.php .
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