Annonce Professionnelle
Annonce Evènement
Exercice Professionnel
Infos du CA
Textes Réglementaires
Ancesu
Ressources Syndicales
Commissions
Revue de Presse
| Titre | Contenu | |
|
Un système informatique de veille sanitaire en préparation pour les Samu
|
PARIS, 15 juin 2010 (TICsanté) – L’Agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip santé) et l’Institut national de veille sanitaire (InVS) ont annoncé lundi la signature d’une convention de partenariat pour développer la dimension de surveillance sanitaire des systèmes d’information (SI). Une réflexion est déjà engagée sur ce sujet avec Samu-Urgences de France. La convention, conclue pour une durée de trois ans, doit "permettre de définir les conditions d’utilisation des données de santé à des fins de surveillance épidémiologique", précise l’Asip santé dans un communiqué.
La collaboration portera sur "des problématiques juridiques et techniques (interopérabilité et architecture des SI), de dématérialisations de services et d’expérimentations".[...]
Parmi les sources potentielles d’information, les Samu se sont d’ores et déjà portés volontaires pour étendre et améliorer l’outil de transmission de données à l’InVS, intégré dans le système d’information national (SIN) "Samu-grippe".
L’outil alimenterait les enquêtes de l’InVS, fondées sur un suivi épidémiologique de nombreux accidents et pathologies. "Tout ceci sera remonté automatiquement" indique Marc Giroud, président de Samu-Urgences de France, dans un entretien à TICsanté. Ce dispositif servirait aussi à repérer les "pathologies émergentes". L’observation d’une recrudescence de cas "ira plus vite sur une banque de données nationale", explique-t-il.
L’application reposerait sur une des fonctions du SIN Samu-grippe, développé à l’été 2009 pour coordonner la prise en charge de la grippe A(H1N1). Ce web-service sécurisé est accessible depuis les quatre principaux logiciels métier, qui équipent la plupart des 101 Samu. "Nous avons réussi une interconnexion rudimentaire. Nous allons essayer de la rendre plus intime", poursuit-il.
Ce projet suppose de "travailler sur la base des systèmes actuels, pas de les remplacer". Néanmoins, la diminution du nombre de logiciels métier utilisés par les Samu sera "un effet secondaire" de "la nécessaire modernisation" devant aboutir à "un ensemble cohérent de systèmes", ajoute-t-il.
Actuellement, "une dizaine" d’éditeurs sont présents sur le segment des urgences, dont quatre occupent "90% du marché", selon Marc Giroud. "Nous pensons qu’ils sont trop nombreux. Certains n’ont qu’une poignée de clients et nous avons besoin de partenaires forts", affirme-t-il. Pour autant, la perspective d’un monopole "n’est pas souhaitable", précise-t-il.
Un groupe de travail consacré au sujet réunit l’Asip santé, Samu-Urgences de France, la Société française de médecine d’urgence et devrait bientôt inclure l’InVS et les éditeurs concernés. Bien que le calendrier de travail n’ait pas encore été arrêté, il faudra "au moins six mois pour définir un cahier des charges et lancer un prototype", pronostique Marc Giroud./gb
|
|
|
Des patients numériques pour former les médecin
|
Par Sandrine Cabut - 07/07/2010
Ils plongent en état de choc ou meurent d'hémorragie en cas d'erreur. Ils permettent ainsi aux étudiants de ne plus s'entraîner directement sur les malades.
Allongé sur un brancard, le patient transpire à grosses gouttes, des larmes de douleur roulent sur ses joues. Autour de lui, l'équipe médicale s'active. L'interne ausculte son cœur et contrôle la réaction de ses pupilles à la lumière, tandis qu'une des infirmières prépare une injection. Puis tout s'accélère: sur l'écran de contrôle, la tension artérielle chute, le cœur se met à fibriller. «Il est en arrêt, passez-moi le défibrillateur», crie l'interne, d'une voix mal assurée. Quelques minutes plus tard, le cœur a retrouvé un rythme normal. «C'est fini, vous vous en êtes bien tiré», rassure le médecin senior, resté jusque-là en retrait. Ce n'est pas au malade qu'il s'adresse, mais à ses étudiants. L'infarctus massif n'est qu'un scénario. La victime : un mannequin «haute-fidélité».
Dénommé Simman 3G, ce petit bijou de technologie bardé d'électronique et équipé Wi-Fi peut être ausculté, perfusé, intubé… et il réagit aux médicaments administrés. Jusqu'ici, les futurs médecins apprenaient les gestes techniques (massage cardiaque, intubation, accouchement, ponction lombaire, biopsie…) et les conduites d'urgence de manière livresque puis faisaient leurs premières armes directement sur des malades.
Aujourd'hui, l'apprentissage peut se faire en toute sécurité grâce à une palette de nouveaux outils : logiciels d'anatomie en 3D, jeux vidéo, mannequins monotâches ou ultrasophistiqués comme le Simman, commercialisé par une société norvégienne, Laerdal. Ces auxiliaires high-tech de formation médicale ont été présentés lundi à la faculté des Saints- Pères (Paris) lors d'une journée organisée par la Fondation Ilumens *.
Jeux de rôle
Encore balbutiants en France, ils sont déjà largement utilisés en Amérique du Nord et dans les pays scandinaves. «Avec les mannequins haute-fidélité, on peut jouer des scénarios prédéfinis ou s'adapter en fonction des étudiants, s'enthousiasme le Dr François Lecomte, urgentiste à l'hôpital Cochin (Paris), qui encadre des sessions pour les internes de son service. D'un simple clic, je peux modifier n'importe quel paramètre : moduler la fréquence respiratoire, mettre le malade en arrêt cardiaque, etc.»
Les étudiants peuvent ainsi se préparer à faire face à toutes sortes de situations d'urgence, soit très classiques, soit beaucoup plus rares. «Dans son cursus, un étudiant est confronté une seule fois à un choc anaphylactique (choc allergique, NDLR) S'il s'est entraîné avec un mannequin, il aura moins d'effet de surprise et donc moins de stress quand il le rencontrera réellement, explique le Pr Pierre Carli, patron du Samu de Paris, qui utilise aussi ces outils depuis deux ans. La simulation ne remplace pas l'expérience clinique, mais elle la valorise.»
Bien appréciées des étudiants, ces séances leur sont d'autant plus profitables qu'elles ne sont pas limitées aux gestes techniques. Les jeux de rôle sont possibles : anesthésiste et chirurgien en formation peuvent intervertir leur fonction… «On peut créer tout un environnement, continue Pierre Carli. L'étudiant peut ainsi apprendre à parler à la famille d'un patient, à formaliser les mots justes en cas de mauvais pronostic». Une révolution culturelle dans une profession longtemps mal préparée à communiquer, surtout les mauvaises nouvelles.
Entre 60.000 et 300.000 euros
«Pendant la séance, l'instructeur observe comment les membres de l'équipe fonctionnent ensemble, la façon dont ils gèrent le stress, s'ils sont capables d'appeler de l'aide si nécessaire…» ajoute le Dr Thomas Baugnon (hôpital Necker, Paris), qui supervise une démonstration avec un mannequin enfant. Souvent filmées, les sessions font ensuite l'objet d'un débriefing. «C'est le clou du spectacle, le moment où l'on progresse le plus » insiste le Pr Alexandre Mignon, anesthésiste réanimateur (Cochin), et président de la Fondation Ilumens. Pour ce spécialiste, c'est par ces nouvelles approches de formation, inspirées du monde aéronautique, que vont passer l'amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.
«En médecine, on s'est longtemps concentré sur la compréhension des maladies, en négligeant la sécurité, estime lePr Mignon. Or, le taux d'accidents mortels ou graves liés aux soins est de 1 sur 400 hospitalisations , c'est inacceptable, d'autant que beaucoup pourraient être évités.» Pour l'instant, en France, seules quelques universités comme Nice, Angers et Paris-Descartes ont commencé à s'équiper avec ces nouveaux outils pédagogiques. Le coût reste un facteur limitant : les mannequins les plus sophistiqués coûtent entre 60.000 et 300.000 euros. Un prix élevé, mais à mettre en balance avec celui, financier et humain, généré par les erreurs médicales.
*Laboratoire universitaire médical d'enseignement basé sur les technologies numériques et de simulation
|
|
|
1ère Journée des réseaux MCS (Médecins Correspondants du Samu) : Réseaux Alpes du Nord, Meuse, Doubs, Lozère, Ardèche et Alpes du Sud, réunis le samedi 11 septembre à Chambéry.
|
Les représentants de ces réseaux ville-hôpital pour la prise en charge pré-hospitalière des urgences, ont partagé expériences et projets. Financements des réseaux (FAQSV, FICQS, DDR, …ARS), formations, protocoles, matériels et drogues de l'urgence, régulation médicale, permanence de soins, évaluation …les échanges ont été riches, les questions ont fusé, les idées débattues, sans occulter les difficultés.
Cette journée va se prolonger sur une liste de diffusion mail, afin de poursuivre la réflexion sur le futur de la médecine de proximité et les réponses aux impératifs de l'urgence médicale en particulier dans les zones isolées.
La prochaine rencontre est prévue ce printemps à Mende en Lozère.
Mlle Marie SCHUSSLER - Chargée de mission T. 04 79 96 43 50
|
|
Dépêches APM
|