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Accord franco-belge pour les interventions d'urgence
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[RTL-be] Un accord franco-belge a été signé aujourd'hui (ndlr: 20/03/2007) à Tournai entre les ministres de la Santé des deux pays à propos des interventions d'urgence (SMUR) dans la zone transfrontalière allant de La Panne à Thionville. Il s'agit d'une première européenne. Le ministre fédéral de la Santé publique, Rudy Demotte, a signé une convention de partenariat avec son homologue français, qui était représenté par Dominique Deroubaix, responsable de l'Agence régionale de l'hospitalisation du Nord-Pas-de-Calais.
Cette nouvelle convention, ayant trait aux interventions d'urgence des SMUR (Service médical d'urgence) dans la zone transfrontalière franco-belge, est la finalisation d'un travail mené depuis de nombreuses années de part et d'autre de la frontière. Cette zone s'étend de la côte belge jusqu'au Luxembourg et concerne, sur le versant français, les régions de la Lorraine, de la Champagne-Ardenne, de la Picardie et du Nord-pas-de-Calais. Depuis moult années, une collaboration tacite existait déjà entre les urgentistes belges et français.
C'est entre les services d'urgence de Comines-Warneton, en Belgique, et d'Armentières, en France, que ce processus a fait ses premiers pas. Dans ce cas précis, les Français intervenaient sur le territoire belge, le SMUR belge le plus proche étant situé trop loin des communes de Comines-Warneton. Si le processus était entré officieusement dans les mœurs, il n'en reste pas moins qu'aucun accord officiel n'existait entre les deux pays. La tragique catastrophe de Ghislenghien a véritablement boosté une nouvelle phase de collaboration entre les deux pays. "Cette convention est le fruit d'une importante coopération et du travail considérable des professionnels du terrain. Elle permettra une aide rapide et efficace tout au long de nos frontières respectives. Bien avant nous, les urgentistes avaient pris conscience de cette problématique. Ce sont les premières bases d'une organisation européenne de l'aide d'urgence", a déclaré Dominique Deroubaix. "Le drame de Ghislenghien a été de manière spontanée l'élément déclencheur.
Loin des discours pompeux en matière d'accords transfrontaliers, cette convention de partenariat a pour objectif de s'occuper des gens dans leurs soucis du quotidien. Le seul problème restera la maîtrise du néerlandais dans certaines zones. Dans une première analyse, on estime à entre 150 et 200 interventions du SMUR de l'autre côté de la frontière en faveur de la population frontalière de l'autre pays, soit quelque 400 interventions transfrontalières par an. Ce projet intéresse aussi l'Allemagne", a souligné le ministre Demotte. Concrètement, les critères sont la rapidité d'intervention du SMUR et le transfert de la victime vers le centre hospitalier le plus proche. A l'instar des séjours temporaires à l'étranger, un accord cadre permet le remboursement des interventions. Celui qui appelle paie, le temps d'intervention étant calculé à la demi-heure.
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L’organisation de la permanence des soins. Philippe Bas veut imposer sa marque
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[QdM 11/04/2007] : Le nouveau ministre de la Santé vient de nommer le Dr Jean-Yves Grall comme médiateur national de la PDS. Philippe Bas veut organiser, sur ce thème, une réunion en présence de préfets et de présidents des ordres départementaux. Au menu, l’organisation de la permanence des soins les samedis après-midi, la bascule des urgences vers l’hôpital entre minuit et 8 heures, ainsi que l’élargissement de la régulation libérale.
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