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Les urgentistes veulent davantage de moyens pour la régulation des appels
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Article paru sur EGORA le Mercredi 30 Mai 2007 - G.D.L
En inaugurant mercredi le congrès national des urgences, Roselyne Bachelot a dit « l´importance » qu´elle accordait aux urgences et souligné les efforts entrepris grâce au « plan Urgences 2004-2008 qui a permis de consacrer 500 millions d´euros au renforcement des services d´urgence et des services en aval ». La ministre de la Santé a fixé comme une de ses priorités la réflexion sur le « maintien d´un accès de qualité aux demandes de soins non programmés » (permanence des soins). « Ce dispositif ne doit pas reposer uniquement sur les établissements de santé, mais la prise en charge doit se faire également au niveau de la ville » a fait valoir Roselyne Bachelot-Narquin. Elle a rappelé que 300 permanenciers allaient renforcer les rangs de la régulation médicale à partir du mois de juillet, pour faire face à la croissance continue du nombre d´appels.
S´adressant à la ministre, le Dr Marc Giroud, président du Samu de France, a mis en avant les préoccupations majeures des professionnels de l´urgence. La première concerne, selon lui, « les problèmes de gouvernance ». Ainsi, « les mesures de redressement des comptes portent trop souvent sur les crédits Migac (Missions d´intérêt général et d´aide à la contractualisation) du Plan Urgences qui sont détournés pour boucher les trous » a-t-il dénoncé. Deuxième inquiétude : la permanence des soins. « Le dispositif traditionnel ne fonctionne plus, ni en ville, ni en milieu rural, a-t-il observé. Il faut le revoir dans sa globalité. Une lueur d´espoir concerne la hausse de la participation des généralistes au sein des centres 15 qui est un réel succès et un atout majeur mais la régulation médicale connaît une crise de croissance. Il nous faut davantage de permanenciers et ce nouveau métier doit être reconnu». Marc Giroud a par ailleurs mis en exergue les problèmes de démographie médicale, de pyramide des âges, de formation et de pénibilité du travail des métiers de l´urgence. « La médecine d´urgence est le parent pauvre de la formation continue » a-t-il déclaré, avant de conclure sur une note positive : « Nous portons profondément en nous le sens du service public et souhaitons honorer la confiance que nous témoignent nos concitoyens ».
Pendant trois jours et pour la première fois, les différents acteurs des urgences – médecins, infirmières, ambulanciers – sont réunis par la Société française de médecine d´urgence (Sfmu), autour d´ateliers et de conférences, pour « construire un réseau » de l´urgence, a expliqué Patrick Goldstein, son président. Le collège national de la médecine d´urgence, les collèges régionaux de médecine d´urgence, les universités et les syndicats constituent, avec la société scientifique de la Sfmu les « piliers » de ce réseau, a-t-il indiqué.
Actuellement, les urgences accueillent plus de 14 millions de patients par an.
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