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Permanence des soins : Roselyne Bachelot lance la concertation sur les propositions du rapport Grall
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(par l'envoyé spécial d'APM Vincent GRANIER)
OPIO (Alpes-Maritimes), 17 septembre 2007 (APM) - La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a annoncé samedi le lancement de la concertation des acteurs de la permanence des soins sur les propositions de réforme du rapport de Jean-Yves Grall.
A l'occasion d'un déplacement à Opio pour la huitième université d'été du Syndicat des médecins libéraux (SML), Roselyne Bachelot a repris à son compte le diagnostic dressé par Jean-Yves Grall dans son rapport qu'il lui a remis fin juillet (cf dépêche APM VGKHU001). "A l'exception de quelques rares départements, le fonctionnement de cette mission de service public est aujourd'hui fragile malgré l'investissement important des professionnels de santé", a-t-elle déclaré à la centaine de cadres du SML rassemblés à Opio.
"Cette fragilité est une menace intolérable pour la population. Le système a besoin d'être repensé", a-t-elle affirmé, en ajoutant que les conclusions de Jean-Yves Grall devaient être "étudiées et discutées avec l'ensemble des acteurs du dispositif à partir de la seconde quinzaine de septembre avant d'être mises en oeuvre progressivement sur la base d'un calendrier réaliste".
Interrogée par un responsable d'une maison médicale de garde (MMG) sur le développement de telles structures, Roselyne Bachelot a déclaré que le concept des MMG était "extrêmement prometteur et sans doute la piste la plus fiable pour assurer la permanence des soins".
"Dans le rapport de Jean-Yves Grall, il y a des pistes intéressantes, même si certains ont dénoncé peut-être à juste titre la confusion entre permanence des soins et aide médicale urgente. Je crois que cette question ne sera résolue que par la réflexion globale de la transformation des agences régionales de l'hospitalisation (ARH) en agences régionales de santé (ARS)", a expliqué la ministre de la santé.
Elle a souhaité une réflexion sur la "porosité de la frontière" entre l'aide médicale urgente et la permanence des soins, s'interrogeant notamment sur la notion d'urgence à l'hôpital: "est-ce une urgence sanitaire, une urgence sociale ? Il faut le fixer", a-t-elle souligné.
ARS : REFLEXION SUR LA PLACE DES URML
La ministre de la santé a rappelé dans son discours la mission de réflexion confiée à Philippe Ritter sur les ARS, en insistant sur la nécessité d'améliorer l'organisation des soins et pour cela d'avoir un pilotage unifié au niveau local.
"Nous devons décloisonner, organiser, coordonner, ce qui ne veut pas dire restreindre les libertés. Il est au contraire question de libérer les médecins généralistes de leur isolement professionnel, de faciliter les collaborations entre les établissements privés et publics, entre les professionnels de santé", a-t-elle plaidé.
Alors que le président du SML, Dinorino Cabrera, l'avait sollicitée dans son discours d'accueil sur la place des représentants des professionnels de santé libéraux au sein de futures ARS, Roselyne Bachelot a indiqué que les médecins libéraux seraient consultés par Philippe Ritter. Puis, elle a soulevé la question de la place des unions régionales des médecins libéraux (URML) dans le cadre du déploiement d'ARS, en annonçant le lancement d'une "réflexion sur le mode de travail avec ces assemblées" dans le courant du quatrième trimestre.
Interrogée sur la démographie des médecins libéraux et des mesures coercitives à l'installation préconisées notamment dans le rapport 2007 de la Cour des comptes sur la sécurité sociale (cf dépêche APM MHKIC003), Roselyne Bachelot s'est prononcée pour la liberté d'installation mais aussi la "responsabilisation" des acteurs.
BACHELOT ATTACHEE A LA LIBERTE D'INSTALLATION
"Je redis mon attachement à un principe fondamental, qui est la liberté d'installation (...) Néanmoins on ne peut que constater qu'il y a des zones qui présentent un appauvrissement démographique considérable qui a un retentissement en matière de santé publique", a souligné la ministre.
"J'en appelle à l'organisation et à une démarche volontariste des professionnels eux-mêmes. (...) C'est vous qui détenez les conditions du respect de ce principe fondamental. Empêchez le politique de s'y intéresser", a-t-elle lancé aux médecins.
"Il faut une liberté organisée, structurée, en partenariat avec les praticiens, dans une logique d'aménagement du territoire", a conclu sur ce point Roselyne Bachelot.
Dans un communiqué publié dimanche à l'issue de son université d'été, le SML a estimé que "la régulation de la démographie est non seulement inéluctable mais également une nécessité pour les professions de santé".
Le SML estime "qu'il appartient aux médecins et aux professions de santé de proposer des solutions plutôt que de risquer de se faire imposer des mesures coercitives telles que celles proposées par la Cour des Comptes". vg/san/APM polsan redaction@apmnews.com SNKIH003 17/09/2007 08:58 ACTU
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Permanence des soins : Roselyne Bachelot estime urgent de réfléchir à une mutualisation des gardes entre les établissements de santé
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(par l'envoyée spéciale d'APM Caroline BESNIER)
Poitiers, 20 septembre 2007 (APM) - La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a estimé urgent jeudi de réfléchir à la mise en place d'un dispositif de mutualisation des gardes entre tous les établissements de santé, lors des deuxièmes rencontres Convergences santé hôpital qui se tiennent jusqu'à vendredi à Poitiers.
"Il faudra dans l'avenir mieux assurer la permanence des soins hospitaliers, notamment pour l'accès aux soins chirurgicaux et radiologiques", a souligné la ministre.
Pour elle, "une seule ligne de garde est suffisante" sur un territoire de santé donné. "La dispersion des moyens, en effet, est non seulement inefficace du point de vue du patient, mais aussi préjudiciable pour le personnel hospitalier" car elle génère des "astreintes éprouvantes autant qu'inutiles pour les praticiens et les personnels paramédicaux", a souligné Roselyne Bachelot.
Interrogée lors du point presse sur les comptes épargnes temps (CET), elle a précisé que le gouvernement "avance" sur la base du rapport de Dominique Acker. "Je pense qu'on va pouvoir avancer sur plusieurs points comme la monétarisation des CET ou la transmission aux ayants-droits", a-t-elle précisé.
"Je suis en train d'y travailler, de faire des propositions et j'espère que les arbitrages nous serons favorables", a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, interpellée lors de la séance inaugurale du congrès par le Pr Gilles Aulagner du Syndicat national des pharmaciens praticiens hospitaliers et praticiens hospitaliers universitaires (SNPHPU) sur l'intégration de la pharmacie dans les CHU, la ministre a indiqué que "la dernière main" est en train d'être mise aux décrets qui devraient "vite" être publiés. Elle a remarqué que le dossier sur l'intégration des pharmaciens au dispositif d'évaluation des pratiques professionnelles (EPP) et à l'accréditation, est "nettement moins avancé". "J'ai besoin d'un peu plus de temps mais j'y travaille", a-t-elle ajouté. cb/san/APM polsan redaction@apmnews.com SNKIK006 20/09/2007 14:58 ACTU
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Position de la SFMU - soutien et promotion de la qualité de la médecine d'urgence en France
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[Communiqué du 23 septembre 2007]
La Société Française de Médecine d'Urgence dans le cadre qui est le sien, soutien et promotion de la qualité de la médecine d'urgence en France, s'inscrit dans la même démarche que Samu de France et que l'Amuf.
Une remise inconsidérée et non rationnelle de ce qui fait aujourd'hui, l'un des fondements de la qualité de la médecine d'urgence française, est non seulement inacceptable mais dangereuse en terme de santé publique.
Les arguments qui sont les nôtres sont ceux du rationnel scientifique, de l’évaluation et des recommandations. Ces arguments sont nombreux et indiscutables.
Il y a un paradoxe à d'une part communiquer à la communauté scientifique internationale sur les résultats validés des grandes études en médecine d'urgence conduite en ce pays et d'autre part à entendre malmener cette organisation sanitaire par des professionnels reconnus de la sécurité civile. Nous leur reconnaissons indiscutablement le domaine de compétence qui est le leur et traduisons ici un respect sans ambigüité pour les sapeurs pompiers français, cependant il n'y a pas non plus d'équivoque sur la compétence médicale dans le domaine de l'urgence médicale. Elle s'apprend, se développe, s'enrichit, se cultive, se développe dans le même environnement naturel que la médecine en général. Dans le domaine de la santé.
Et en ce qui concerne le modèle anglais il est intéressant de remarquer que le système des ambulances est rattaché totalement aux autorités de santé.
Est-cela qui autorise une telle performance dans les domaines essentiels des sapeurs pompiers que sont ceux du risque technologique et de la sécurité civile.
Comme ses partenaires que sont Samu de France et l'Amuf, la Société Française de Médecine d'Urgence souhaite que la raison revienne rapidement, que les services publiques que sont les pompiers et les urgences de France avec leurs Samu et Smur continuent à collaborer pour la sécurité de nos concitoyens et de nos patients MAIS Chacun dans son domaine de compétence.
Docteur Patrick GOLDSTEIN Président de la Société Française de Médecine d'Urgence
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Le Fonds d'intervention pour la qualité et la coordination des soins doté de 301 millions d'euros pour 2008
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PARIS, 25 septembre 2007 (APM) - Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008 devrait fixer à 301 millions d'euros la participation de l'assurance maladie au Fonds d'intervention pour la qualité et la coordination des soins (Fiqcs), selon l'avant projet dont APM a eu copie.
Le montant maximal des dépenses de ce fonds est fixé à 355 millions d'euros.
Créé dans la LFSS 2007, le Fiqcs est consacré au financement des initiatives rapprochant la médecine de ville et l'hôpital et aux réseaux de santé. Ce fonds contribue aussi au financement de la mise en oeuvre du dossier médical personnel (DMP), rappelle-t-on.
Il est issu de la fusion du Fonds d'aide à la qualité des soins de ville (Faqsv) et de la Dotation nationale pour le développement des réseaux (DNDR).
En raison du retard pris dans la mise en oeuvre du DMP, l'avant projet de loi pour 2008 revoit à la baisse (-70 millions d'euros) la dotation 2007 du Faqsv, intégré dans le Fiqcs.
75 MILLIONS D'EUROS POUR L'EPRUS
Le projet de loi fixe le montant de la participation des régimes d'assurance maladie au financement de l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus) à 75 millions d'euros pour 2008.
Cet établissement, qui gère d'une part les achats, le stockage et la livraison de traitements pour répondre aux menaces de pandémie grippale, d'épidémie de méningite, de bioterrorisme et d'autre part, la réserve sanitaire, est également financé par l'Etat, rappelle-t-on. Ses besoins sont évalués à 362,2 millions d'euros.
Enfin, l'avant projet de loi fixe les prévisions de charges pour 2008 du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) et du Fonds de financement des prestations sociales agricoles (Ffipsa) à 14,2 milliards et 16,8 milliards d'euros. Le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (Fiva) est fixé quant à lui à 315 millions d'euros.
co/cb/APM polsan redaction@apmnews.com COKIP006 25/09/2007 16:01 ACTU
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Préserver la qualité de l’aide médicale d’urgence
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Communiqué de presse de la FHF Paris, le 28 Septembre 2007
La Fédération Hospitalière de France (FHF), se déclare très inquiète des revendications formulées dans la presse par le président de la Fédération nationale des sapeurs pompiers à la veille de leur Congrès national.
La revendication visant à faire financer par l’assurance maladie, sur le budget des hôpitaux des consultations secouristes effectuées par les sapeurs pompiers, tarifées à cinquante euros conduiraient à aggraver considérablement des finances hospitalières déjà en grande difficulté.
De même, leur souhait de s’affranchir de la régulation médicale ne pourrait que remettre en cause la qualité des soins et l’égalité territoriale de la population face à l’urgence médicale. La FHF demande aux autorités politiques une position responsable et des engagements rapides garantissant la cohésion et l’organisation actuelle de l’aide médicale urgente française dont l’efficacité et l’utilité sont reconnues par la population et enviées à l’étranger.
Contact presse
PEJU Nicolas - Directeur de la communication Tél.: 01 44 06 85 22 Email : n.peju@fhf.fr
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