Logo Santé AMU de France

Quelles sont les nouvelles sectes qui inquiètent la Miviludes ?

Ces nouvelles sectes qui
inquiètent la Miviludes

Dans un monde où la santé et le bien-être sont au cœur des préoccupations quotidiennes, il est alarmant de constater l’émergence croissante de thérapies alternatives douteuses et de discours complotistes. Selon un rapport récent de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), ces phénomènes ont connu une expansion notable au cours des deux dernières années, exacerbés par la pandémie de covid-19 et les périodes de confinement. Cette tendance inquiétante souligne un besoin urgent de vigilance et d’information.

Quelle est l’ampleur de l’augmentation des signalements de dérives sectaires?

Le rapport de la Miviludes révèle une augmentation constante du nombre de signalements. En particulier, l’année 2021 a enregistré un record avec 4020 signalements, soit une hausse de plus de 33 % par rapport à 2020. Cette progression alarmante ne représente qu’une partie visible d’un problème bien plus vaste, touchant divers secteurs, notamment celui de la santé.

Sur l’ensemble des signalements, 20% concernent des thérapies non conventionnelles, souvent proposées sans aucun fondement scientifique et hors du cadre médical réglementé. De plus, 10% des cas signalés impliquent des mineurs, et 4% sont liés à des mouvements complotistes, y compris le mouvement antivaccination.

Quels sont les principaux acteurs de ces dérives sectaires?

Le rapport met en lumière la persistance de groupes bien connus tels que la scientologie et les témoins de Jéhovah, souvent décrits comme les « multinationales de la spiritualité ». Ces organisations continuent de générer de nombreux signalements, mais elles ne sont pas les seules préoccupations. De nouvelles entités, plus petites mais tout aussi dangereuses, émergent et exploitent les domaines de la santé, du bien-être et de l’alimentation.

Le caractère souvent insaisissable de ces groupes rend leur identification difficile, d’autant plus qu’ils savent habilement utiliser les réseaux sociaux pour attirer de nouveaux adeptes. Cette évolution du paysage sectaire nécessite une adaptation continue des stratégies de surveillance et d’intervention.

Comment la France prévoit-elle de lutter contre ces phénomènes?

Sonia Backès, secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté, a annoncé la tenue des premières assises des dérives sectaires et du complotisme au début de l’année 2023. Cet événement marque un engagement renforcé dans la lutte contre ces fléaux. Trois axes principaux structureront le plan d’action à venir :

  • Sensibilisation du public aux risques et aux signes des dérives sectaires.
  • Création de modalités de coopération améliorées pour faciliter l’identification et le signalement des cas.
  • Élaboration d’un plan d’action pluriannuel pour adapter les structures organisationnelles et le cadre juridique aux évolutions du phénomène sectaire.

Ces initiatives visent à renforcer la vigilance collective et à offrir des outils concrets pour contrer efficacement ces menaces croissantes à l’intégrité physique et morale des individus.

En conclusion, bien que le paysage des dérives sectaires et des thérapies douteuses soit complexe et en constante évolution, les efforts soutenus des autorités et de la société civile sont essentiels pour protéger les citoyens et maintenir la santé publique. La sensibilisation et l’éducation restent des armes puissantes dans cette lutte continue.

Articles similaires

Noter cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles récents
Archive SANTE AMU DE FRANCE

Catégories

Suivez-nous!