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Quelles sont les principales mesures du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2023 ?

Projet de loi de financement
de la Sécurité sociale 2023 : les principales mesures

Dès ce lundi, le gouvernement français a levé le voile sur son nouveau projet de budget pour la Sécurité sociale, marquant une étape cruciale dans sa quête de redressement financier post-crise sanitaire. Avec un déficit abyssal provoqué en partie par le Covid-19, l’exécutif vise une réduction significative, passant de 17,8 milliards d’euros à seulement 6,8 milliards. Ce plan ambitieux s’articule autour de mesures diversifiées, allant de la prévention renforcée à la rationalisation des dépenses dans le secteur de la santé. Plongeons plus en détail dans les stratégies gouvernementales pour une gestion plus efficiente de notre système de protection sociale.

Quelles sont les nouvelles mesures de prévention proposées?

La prévention occupe une place de choix dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2023. En effet, le gouvernement souhaite instaurer des consultations médicales gratuites à trois étapes clés de la vie : à 25, 45 et 65 ans. Ces rendez-vous sont destinés à anticiper les problèmes de santé avant qu’ils ne deviennent plus sérieux. Par ailleurs, l’accès à la pilule du lendemain sera gratuit pour toutes et le dépistage des infections sexuellement transmissibles sera facilité jusqu’à 26 ans sans nécessité d’ordonnance.

La vaccination bénéficiera également d’une attention particulière avec une extension des compétences pour la prescription et l’administration des vaccins à un plus grand nombre de professionnels de santé. Dans la lutte contre le tabagisme, une nouvelle augmentation des prix du tabac est prévue, indexée cette fois sur l’inflation.

De quelles manières le gouvernement compte-t-il réaliser des économies dans la santé?

Conscients de la nécessité de préserver les fonds alloués aux hôpitaux, les efforts d’économie se concentreront sur d’autres postes de dépenses. En particulier, un montant de 1,1 milliard d’euros sera économisé sur les produits de santé en 2023. Cela inclut notamment une meilleure régulation des dépenses en médicaments et en services de radiologie et de biologie médicale.

Une autre mesure notable concerne la gestion de l’intérim médical, avec une régulation spécifique visant les jeunes soignants fraîchement diplômés, qui devront exercer pendant une durée minimale en tant que salariés ou libéraux avant de pouvoir prétendre à d’autres postes.

Comment le gouvernement prévoit-il de lutter contre la fraude sociale?

Dans le cadre de la lutte contre les déficits, la fraude sociale est également dans le viseur du gouvernement. Avec des pertes estimées à 1,5 milliard d’euros en 2021, des mesures strictes sont prévues pour récupérer jusqu’à 180 millions d’euros. Parmi celles-ci, on note le déremboursement des arrêts de travail prescrits en téléconsultation qui ne sont pas émis par le médecin traitant ou consulté dans l’année écoulée, sauf exceptions.

Le renforcement des capacités de cyberenquête des caisses de Sécurité sociale ainsi que la mise en place d’un comité indépendant pour une lutte efficace et coordonnée contre la fraude sociale figurent également parmi les priorités.

Quel impact attendre de l’extension de l’internat médical dans les déserts médicaux?

Face à la pénurie de médecins dans certaines zones, le gouvernement propose de prolonger d’un an l’internat en médecine générale, le portant ainsi à quatre ans. Cette année supplémentaire serait spécifiquement dédiée à la pratique dans un désert médical, une initiative qui soulève déjà des inquiétudes et des contestations parmi les principaux syndicats d’internes.

Quelles sont les initiatives pour renforcer le personnel dans les Ehpad?

Après les scandales récents, le renforcement du personnel soignant dans les Ehpad est devenu impératif. Pour 2023, le gouvernement a prévu le recrutement de 3 000 soignants, avec un investissement annuel de 170 millions d’euros. Cette initiative s’inscrit dans un plan plus large visant à embaucher 50 000 soignants d’ici la fin du quinquennat en 2027, afin de garantir un meilleur suivi et une meilleure qualité de vie aux résidents.

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