La longévité exceptionnelle de certaines espèces de chauves-souris, comme les Myotis, qui peuvent vivre jusqu’à 40 ans, continue de fasciner la communauté scientifique. Ces petits mammifères, malgré leur taille minuscule, déjouent les statistiques de survie en résistant aux maladies typiquement associées au vieillissement. Récemment, une équipe de chercheurs a fait des découvertes surprenantes en décryptant leur ADN, offrant ainsi des perspectives nouvelles sur les liens entre la longévité, la résistance aux virus et la prévention du cancer.
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ToggleQuelles sont les découvertes génétiques chez les chauves-souris Myotis?
L’étude publiée dans la revue Nature en 2026 révèle des aspects fascinants du génome des chauves-souris Myotis. Juan Manuel Vazquez, chercheur à la Pennsylvania State University, et son équipe ont séquencé les génomes de huit espèces différentes de Myotis. Ils ont observé que les gènes liés à la longévité sont étroitement associés à ceux qui interagissent avec les virus. Cette corrélation suggère que certains mécanismes génétiques qui protègent ces animaux des virus pourraient également jouer un rôle dans leur remarquable longévité.

Comment les chauves-souris luttent-elles contre les dommages cellulaires?
Une autre découverte surprenante concerne la manière dont ces chauves-souris gèrent les cellules endommagées. Au lieu de simplement réparer l’ADN endommagé, certaines espèces, comme Myotis lucifugus, activent rapidement un processus de mort cellulaire programmée, ou apoptose, lorsque les dommages sont trop importants. Cette stratégie préventive empêche la prolifération de cellules potentiellement dangereuses, un avantage qui pourrait expliquer pourquoi ces animaux sont moins susceptibles de développer des cancers.

Le lien entre virus, vieillissement et cancer est-il plus étroit que prévu?
L’étude a également révélé que les protéines capables d’interagir avec les virus chez les Myotis montrent des signes d’adaptation évolutive. Cette observation suggère que la pression exercée par les infections virales au fil de l’évolution a pu favoriser le développement de mécanismes biologiques prolongeant la vie et augmentant la résistance aux cancers. Peter Sudmant, de l’université de Californie à Berkeley, note que ces adaptations sont particulièrement prononcées chez les chauves-souris, comparées à d’autres mammifères.
La recherche sur les chauves-souris Myotis ouvre des voies prometteuses pour comprendre le vieillissement et la résistance aux maladies chez les humains. Bien qu’une application directe chez l’homme ne soit pas encore possible, ces découvertes encouragent les scientifiques à explorer les mécanismes biologiques liant vieillissement, infections et cancers de manière intégrée. En étudiant des espèces à longévité exceptionnelle, les chercheurs espèrent dévoiler des stratégies naturelles efficaces contre ces problèmes de santé, offrant ainsi un nouveau regard sur les potentialités de notre propre biologie.
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Clara Duval, rédactrice spécialisée en formation médicale et prévention, apporte son expertise au service de la sensibilisation du grand public.





