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Actinomycose: Tout sur l’infection et ses traitements efficaces!

Actinomycose : définition et traitement de cette infection

L’actinomycose est une maladie infectieuse chronique provoquée par une bactérie du genre Actinomyces. Dans environ la moitié des cas, elle se manifeste par des lésions suppuratives au niveau du visage et du cou, mais peut aussi affecter les intestins, les poumons, le thorax ou encore le système digestif. Cette affection sérieuse requiert un traitement médical comprenant des antibiotiques et parfois une intervention chirurgicale.

Elle est engendrée par des bactéries anaérobies du genre Actinomyces, principalement les espèces Actinomyces israelii et Actinomyces neslundii.

Les infections à actinomycose sont fréquemment « polymicrobiennes », impliquant la présence de diverses autres bactéries telles que des staphylocoques, des streptocoques ou des Aggregatibacter au niveau des lésions.

L’actinomycose se manifeste par différents signes d’infection locale pouvant affecter :

  • la peau du cou ;
  • le visage ;
  • les gencives ;
  • les os, le thorax, l’abdomen et l’utérus.

Parfois, l’infection devient généralisée.

La prise en charge repose principalement sur l’utilisation d’antibiotiques et de la chirurgie.

Quelles sont les causes de l’actinomycose ?

Les bactéries du genre Actinomyces sont naturellement présentes et inoffensives chez les individus en bonne santé sur :

  • les gencives ;
  • les amygdales ;
  • les dents ;
  • l’intestin ;
  • le vagin.

Une infection peut se développer suite à une baisse du système immunitaire ou à une détérioration de l’hygiène buccale. Le port d’un dispositif intra-utérin peut également contribuer à l’apparition de l’actinomycose.

Quels sont les symptômes de l’actinomycose ?

Les infections actinomycétiques se développent généralement autour du cou, du visage et des voies respiratoires.

La lésion caractéristique est une plaie formée de multiples petits abcès connectés par des fistules qui drainent un pus purulent.

L’examen microscopique révèle des granules jaunes dans le pus, appelées « granules de soufre », et des filaments entremêlés et ondulés. Ces structures filamenteuses ressemblent à celles des champignons, ce qui a longtemps fait croire que ces infections étaient des mycoses.

L’infection a tendance à se propager aux tissus adjacents et, plus rarement, à travers le corps par la circulation sanguine.

Actinomycose cervicofaciale

Cette forme représente environ 50 % des cas d’actinomycose. Elle débute souvent par une petite tuméfaction parfois douloureuse au niveau de la muqueuse buccale ou de la peau du cou, et peut s’étendre aux joues, au pharynx, aux glandes salivaires, aux os du crâne ou au cerveau.

Actinomycose abdominale

Cette infection affecte l’intestin (cæcum et appendice) et le péritoine. Elle se manifeste par des douleurs, de la fièvre, une diarrhée, des vomissements et une perte de poids. Elle peut provoquer la formation d’une masse entraînant une occlusion intestinale partielle et est parfois associée à des fistules s’étendant à la peau de la paroi abdominale.

Actinomycose thoracique

Les microorganismes se développent dans les poumons, souvent sans symptômes immédiats de douleur ou de fièvre. Cette infection peut ressembler à la tuberculose et aboutir à une perforation de la paroi thoracique.

Actinomycose pelvienne

Elle survient généralement chez la femme utilisant un dispositif intra-utérin (stérilet) sur le long terme. Une colonisation bactérienne se développe chez 2 à 3 % des utilisatrices de stérilet, conduisant rarement à une infection caractérisée par un abcès ovarien, des douleurs abdominales persistantes, un écoulement vaginal et de la fièvre.

Actinomycose généralisée

Lorsque l’infection passe dans le sang, elle peut atteindre divers organes et provoquer des lésions multiples, notamment au niveau de la peau, du cerveau, des reins, de l’urètre, ou des organes génitaux féminins.

Un prélèvement est nécessaire pour diagnostiquer une actinomycose, afin d’effectuer une culture des microorganismes présents. Ces cultures sont complexes en raison de la sensibilité à l’oxygène des bactéries responsables.

Elles sont essentielles pour déterminer la nature exacte des microbes et confirmer leur appartenance au genre Actinomyces.

Comment soigner l’actinomycose ?

La pénicilline à haute dose est souvent efficace contre l’actinomycose. Toutefois, en raison de la nature souvent indurée et mal vascularisée des lésions – rendant difficile leur exposition aux antibiotiques –, le traitement est habituellement prescrit sur une longue durée (de 8 semaines à 1 an).

D’autres antibiotiques peuvent aussi être prescrits:

  • amoxicilline ;
  • érythromycine ;
  • clindamycine ;
  • doxycycline.

Les abcès sont parfois traités chirurgicalement pour drainage et excision des fistules.

En cas d’actinomycose pelvienne, il est crucial de retirer le stérilet. Selon la gravité et l’étendue de l’infection, une ablation chirurgicale des trompes et des ovaires (salpingo-ovariectomie) et/ou de l’utérus (hystérectomie) peut s’avérer nécessaire.

Pronostic

Un diagnostic et un traitement précoces améliorent considérablement le pronostic de l’actinomycose. Les formes touchant le visage et le cou ont généralement de meilleurs résultats que celles affectant le thorax et l’abdomen, et les formes généralisées, surtout celles atteignant le système nerveux central.

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