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Angiodysplasie : Découvrez les secrets de cette anomalie vasculaire mystérieuse!

Angiodysplasie : tout savoir sur cette anomalie vasculaire

Les angiodysplasies représentent des anomalies vasculaires principalement localisées sur la paroi du tube digestif. Elles apparaissent généralement après l’âge de 60 ans et affectent aussi bien les hommes que les femmes. Ces anomalies peuvent causer des hémorragies, parfois sévères. Toutefois, dans 90% des cas, elles se résolvent d’elles-mêmes.

Définition de l’angiodysplasie

Les angiodysplasies sont des déformations des vaisseaux sanguins, pouvant être innées ou acquises au cours de la vie. Elles sont également connues sous les termes de malformations artério-veineuses, télangiectasies ou ectasie vasculaire.

Elles se manifestent par des amas de veines ou de capillaires anormalement élargis.

Ces anomalies vasculaires se trouvent généralement dans la muqueuse intestinale, spécifiquement dans le côlon ascendant et le cæcum.

Elles peuvent provoquer des hémorragies digestives graves ou conduire à une anémie par carence en fer. Souvent, elles sont découvertes par hasard lors d’un examen endoscopique.

Elles touchent indistinctement les hommes et les femmes, particulièrement après 60 ans.

Origines possibles de l’angiodysplasie

Les causes exactes des angiodysplasies restent mal comprises. Plusieurs théories tentent d’expliquer leur formation :

  • Le vieillissement : affaiblissement des sphincters précapillaires du côlon pouvant entraîner une congestion vasculaire et la formation de vaisseaux collatéraux menant à une angiodysplasie ;
  • Les conditions cardio-vasculaires et respiratoires préexistantes : peuvent provoquer une diminution de la circulation sanguine dans la muqueuse intestinale et stimuler la création de nouveaux vaisseaux ;
  • La modulation de certains facteurs d’angiogenèse : des recherches ont montré que l’inhibition de la sécrétion du « facteur de Willebrand », un anti-angiogénique, favorise la prolifération des cellules vasculaires.

Certaines pathologies sont également associées à une fréquence accrue d’angiodysplasies :

  • Sténose aortique ;
  • Maladie de Von Willebrand ;
  • Insuffisance rénale chronique, surtout dans ses phases avancées.

Symptômes caractéristiques de l’angiodysplasie

L’angiodysplasie se caractérise par des regroupements de veines ou de capillaires formant des lésions de 2 à 10 mm, visibles sous forme de taches rouge vif, légèrement saillantes et aux contours irréguliers.

Le diagnostic de cette affection est souvent recherché en cas d’hémorragie digestive inexpliquée.

Diagnostic de l’angiodysplasie

L’endoscopie

L’endoscopie est l’examen de référence pour diagnostiquer l’angiodysplasie. Cette technique d’imagerie médicale, non invasive, permet d’examiner la paroi du tube digestif à l’aide d’un tube flexible équipé d’une caméra.

  • Les angiodysplasies de la partie supérieure du tube digestif sont explorées par endoscopie œso-gastro-duodénale ;
  • Celles du bas du tube digestif sont détectées par iléocoloscopie ;
  • Les angiodysplasies de l’intestin grêle sont examinées par vidéocapsule endoscopique et parfois par entéroscopie.

L’endoscopie peut également être utilisée pour des interventions chirurgicales afin de gérer les hémorragies.

Autres méthodes de diagnostic

  • Scintigraphie ;
  • Angioscanner et angio-IRM ;
  • Angiographie conventionnelle.

Traitement de l’angiodysplasie

Près de 90% des cas d’angiodysplasie cessent de saigner spontanément, mais environ 2% peuvent être mortels. Le risque de récidive après un premier épisode de saignement est significatif.

Endoscopie

Des interventions endoscopiques sont recommandées lors d’hémorragies pour stopper le saignement et prévenir les récidives :

  • Coagulation au plasma d’argon : utilisation d’un courant électrique et d’un gaz pour détruire ciblément la muqueuse superficielle ;
  • Électrocoagulation : arrêt de l’hémorragie par un courant électrique ;
  • Clips endoscopiques : utilisés pour les angiodysplasies du côlon chez les patients à risque élevé de récidive hémorragique.

Les traitements endoscopiques peuvent parfois être insuffisants pour prévenir les récidives, notamment lorsque les lésions sont difficiles d’accès.

Embolisation percutanée

Cette technique est envisagée en cas d’échec du traitement endoscopique, et consiste à obstruer le vaisseau saignant.

Traitements pharmacologiques

Des médicaments sont également utilisés pour réduire le risque de récidive.

  • Hormonothérapie (œstrogènes et progestérone) ;
  • Octréotide (inhibiteur de l’angiogenèse).

Mesures complémentaires

Ces mesures visent à traiter les causes et les conséquences de l’hémorragie :

  • Supplémentation en fer ;
  • Correction des anomalies de coagulation ;
  • Transfusion sanguine ;
  • Arrêt des traitements anticoagulants et antiplaquettaires.

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