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Découvrez la vulve : Anatomie mystérieuse, fonctions clés et troubles fréquents!

Pour perpétuer son aura de mystère, la vulve se compose de parties visibles telles que le mont de Vénus, les grandes lèvres, mais également de zones plus secrètes comme les nymphes (petites lèvres), le vestibule où se trouvent l’orifice urétral et vaginal ainsi que le clitoris.

Structure de la vulve

Le mont de Vénus ou mont du pubis

Il s’agit d’une zone adipeuse recouverte de poils pubiens.

Les grandes lèvres

Les grandes lèvres, poilues sur leur surface externe, sont glabres à l’intérieur et abritent de multiples glandes sébacées. Elles ne se rejoignent pas à l’arrière, se prolongeant plutôt vers le périnée au niveau de la commissure postérieure. Les poils pubiens apparaissent lors de la puberté sur le mont de Vénus et la partie externe des grandes lèvres.

Remarque : la dimension des lèvres externes et internes varie considérablement d’une femme à l’autre.

Les nymphes ou petites lèvres

Ces replis cutanés s’enflent et rougissent en cas d’excitation sexuelle. Dépourvues de poils, elles présentent une couleur rose sur la face externe et brune sur l’axe central. Leur longueur est d’environ 3 cm, bien que cette mesure puisse grandement varier. Leurs extrémités peuvent affleurer ou dépasser la fente vulvaire. Elles convergent vers le haut et l’avant pour former le capuchon et le frein du clitoris, bien qu’elles ne fusionnent pas nécessairement à l’arrière. La face interne des petites lèvres et le vestibule peuvent présenter naturellement des granulations et des papilles molles rosées, à ne pas confondre avec les lésions de condylomes, qui sont une infection sexuellement transmissible.

Le clitoris

Doté d’une abondance de terminaisons nerveuses, le clitoris est un organe érectile similaire à la verge, bien qu’avec des corps caverneux plus petits. Il est composé de deux racines symétriques convergeant en un corps de 3 cm replié au niveau du genou clitoridien, seul son extrémité ou gland étant visible, parfois caché ou saillant du capuchon. L’érection et le durcissement surviennent lors de l’excitation sexuelle.

Le vestibule

Situé entre les petites lèvres, il contient l’orifice urinaire à l’avant et l’orifice vaginal à l’arrière.

L’hymen

Il marque la transition entre la vulve et le vagin, se manifestant sous la forme d’une membrane flexible fixée à un anneau fibreux, percée d’une ouverture dont la forme varie (annulaire, semi-circulaire, parfois en pont ou criblée de petits trous). Un hymen imperforé, sans ouverture, nécessite une intervention chirurgicale à l’adolescence pour permettre l’évacuation menstruelle. Lors du premier rapport sexuel, l’hymen se déchire, créant des caroncules hyménéales. D’autres déchirures peuvent survenir lors de l’accouchement.

Les glandes

Nombreuses dans la région vulvaire, elles incluent :

  • Les glandes sudoripares et sébacées sur les grandes lèvres ;
  • Les glandes sébacées sur les petites lèvres ;
  • Les glandes de Skène autour de l’urètre ou dans le septum urétrovaginal ;
  • Les glandes de Bartholin situées à la jonction vulvo-vaginale à l’arrière des grandes lèvres.

Les sécrétions de ces glandes, influencées par les hormones sexuelles et les neurotransmetteurs libérés durant l’excitation sexuelle, varient selon le cycle menstruel et augmentent avec l’excitation, contribuant aux odeurs sexuelles qui peuvent affecter l’attraction entre partenaires.

Fonctions de la vulve

La vulve, organe essentiellement féminin, remplit plusieurs fonctions : sexuelle, grâce à la densité de nerfs et de glandes favorisant le plaisir, et urinaire, facilitant l’excrétion des urines par le méat urinaire.

Elle présente de nombreux parallèles avec les organes génitaux masculins, notamment le pénis.

Évolution de la vulve avec l’âge

Chez la jeune fille, la vulve est sans poil, les grandes lèvres sont développées tandis que les petites lèvres sont peu marquées.

Avec l’âge et la baisse des œstrogènes après la ménopause, la peau s’amincit, perd en élasticité, et les fibres élastiques se raréfient entraînant une déshydratation de la peau et une diminution du sébum. Sans traitement hormonal, une atrophie progressive des petites puis des grandes lèvres apparaît, accompagnée de démangeaisons, de douleurs lors des rapports sexuels, de sécheresse vaginale et d’une susceptibilité accrue aux infections urinaires et sexuelles.

Un traitement hormonal local sous forme de crèmes ou d’ovules, ou un traitement général, peut être prescrit pour préserver la santé des tissus vulvaires et vaginaux et pallier ces désagréments.

Comment se développent les infections vulvaires ou vaginales ?

Les infections vulvaires ou vaginales peuvent être provoquées par un germe introduit lors de rapports sexuels ou par un germe normalement présent qui prolifère de manière anormale et devient pathogène en raison de modifications des conditions locales. Ces perturbations peuvent être d’origine hormonale (grossesse, ménopause), liées à une irritation locale (frottement, assouplissant, produits parfumés ou colorés), à un déficit immunitaire (utilisation de corticoïdes), ou à une hygiène intime inadéquate, soit insuffisante, soit excessive.

La vulve et le vagin ne sont pas stériles et abritent divers germes. Le bacille de Doderlein, par exemple, aide à maintenir une acidité vaginale qui limite la prolifération d’autres germes. La prise excessive d’antibiotiques ou l’utilisation de savons trop agressifs peut perturber cet équilibre et favoriser la croissance de bactéries résistantes.

Affections courantes de la vulve

La vulvite

La vulvite se manifeste par une inflammation de la vulve, provoquant douleurs et rougeurs, parfois de manière chronique. Cette affection peut favoriser l’apparition d’ulcères douloureux, squameux, épaissis ou blanchâtres. La vulvite est souvent associée à une inflammation du vagin, appelée vaginite.

Le lichen scléreux vulvaire atrophique

Le lichen scléreux vulvaire atrophique est une maladie auto-immune fréquente qui altère la peau et la muqueuse. Cette inflammation chronique et fibrosante, source de démangeaisons et de fissures douloureuses, survient le plus souvent chez les femmes ménopausées âgées de 50 à 60 ans, bien que de jeunes filles puissent également en souffrir avant la puberté. Sans traitement, les rapports sexuels peuvent devenir extrêmement douloureux.

La vaginose

La vaginose, généralement bénigne, est une infection bactérienne du vagin causée par un déséquilibre de la flore vaginale. Elle se manifeste par des pertes abondantes, blanches ou grises, odorantes et très humides, et peut également provoquer des douleurs, des démangeaisons et des rougeurs.

La mycose

Le microbiome vaginal peut être perturbé par divers facteurs, permettant à certains germes et champignons, notamment l’espèce Candida, de proliférer. Cette prolifération entraîne l’apparition de mycoses génitales ou candidoses, accompagnées de symptômes souvent désagréables tels que démangeaisons, brûlures et pertes blanchâtres.

L’eczéma

Aussi appelé dermatite atopique, l’eczéma est une maladie de la peau fréquente qui peut également affecter la vulve, causant sécheresse et irritation. Si la vulve gratte, il est important de consulter un spécialiste pour s’assurer qu’il ne s’agisse pas d’un psoriasis, d’une allergie, d’une mycose ou d’un lichen scléro-atrophique, et obtenir un traitement adapté.

La vulvodynie

La vulvodynie désigne une douleur vulvaire pour laquelle aucune cause n’est identifiée par le médecin. Cette douleur, pouvant durer des mois voire des années, peut être constante ou intermittente et s’intensifie souvent au toucher ou au contact avec des vêtements, des tampons, etc. Il est essentiel de consulter un médecin, car la vulvodynie peut affecter significativement la sexualité et la qualité de vie.

Le cancer de la vulve

Le cancer de la vulve, bien que rare, survient généralement chez la femme de plus de 60 ans. Il se manifeste par des démangeaisons au niveau de la vulve et/ou une ulcération. Le diagnostic précoce, établi par une biopsie, est crucial pour le pronostic. En cas de cancer, une chirurgie de la vulve (vulvectomie), consistant en l’ablation des grandes lèvres, des petites lèvres et du clitoris, est recommandée.

Vulve qui gratte, qui brûle : que faire ?

Brûlures, démangeaisons, irritations, rougeurs… Ces symptômes au niveau de la vulve ou du vagin sont typiques du prurit vulvaire, pouvant être causés par une réaction allergique, une infection par un champignon, une bactérie ou un virus, un dérèglement de la flore vaginale, ou une maladie auto-immune.

Ces symptômes anormaux nécessitent une consultation rapide chez un professionnel de santé.

Quand consulter ?

Si les symptômes mentionnés persistent après deux à trois jours, il est impératif de prendre rendez-vous avec un médecin généraliste ou un gynécologue. Ce professionnel de santé déterminera la cause exacte des pertes, des irritations ou des démangeaisons et prescrira le traitement approprié.

Infections génitales : comment les prévenir ?

Pour maintenir la santé des organes génitaux, il est conseillé :

  • De se laver une à deux fois par jour avec un savon doux non parfumé et non allergisant ;
  • D’éviter les douches intravaginales ;
  • De s’essuyer de l’avant vers l’arrière après être allée à la selle pour empêcher la transmission de germes d’origine digestive ;
  • De changer de sous-vêtements quotidiennement.

Certaines femmes subissent régulièrement des infections ou des inflammations des voies urinaires, notamment après des rapports sexuels. Ces infections peuvent être dues à des variations anatomiques de l’urètre.

Des mesures d’hygiène simples après un rapport sexuel, telles que bien boire et uriner dans l’heure qui suit, peuvent limiter ces symptômes. Dans d’autres cas, un traitement antibiotique prophylactique prolongé peut être nécessaire. En cas d’infections suite à des rapports, l’utilisation de préservatifs et l’évitement de rapports à risques tels que la sodomie sont recommandés.

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