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Arthrose zygapophysaire dévoilée: Symptômes et traitements essentiels!

L’usure des articulations zygapophysaires se nomme arthrose zygapophysaire.

Quels facteurs provoquent cette forme d’arthrose ? Quels symptômes provoque-t-elle ? Comment peut-on traiter l’arthrose zygapophysaire ? Est-il possible de prévenir ses symptômes ? Découvrez nos explications détaillées.

Cette affection concerne principalement les articulations des vertèbres qui sont le plus sollicitées, notamment :

  • les vertèbres lombaires inférieures, entre L4 et L5 ou entre L5 et S1 ;
  • les vertèbres cervicales.

Toutefois, elle peut également affecter les vertèbres thoraciques.

On distingue principalement deux formes d’arthrose zygapophysaire :

  • l’arthrose zygapophysaire lombaire, qui se localise dans le bas du dos ;
  • l’arthrose zygapophysaire cervicale, qui affecte la nuque.

Origines de l’arthrose zygapophysaire

Bien que les processus exacts qui mènent à l’arthrose zygapophysaire ne soient pas totalement élucidés, il semble que la génétique joue un rôle prépondérant dans le développement de cette maladie.

Il est important de noter que l’arthrose zygapophysaire est généralement associée à des facteurs tels que :

  • l’âge ;
  • un traumatisme squelettique, que ce soit lors d’un accident, d’un choc ou d’une chute, avec ou sans fracture ;
  • une blessure articulaire qui n’a pas correctement guéri ou qui n’a pas été diagnostiquée ;
  • un glissement de vertèbre ;
  • un stress mécanique répété, comme le port de charges lourdes, la pratique intensive de sports à impacts élevés ou un surpoids significatif;
  • une scoliose ;
  • une hernie discale ;
  • un pincement de disque.

Symptômes de l’arthrose zygapophysaire

Le symptôme principal de l’arthrose zygapophysaire est une douleur ressentie au niveau :

  • des lombaires ;
  • des cervicales.

Cette douleur peut également se propager vers :

  • les épaules ;
  • les bras ;
  • le haut du dos ;
  • la hanche ;
  • le genou ;
  • les fesses.

Il est important de souligner qu’il existe un lien entre :

  • l’intensité et la chronicité de la douleur ;
  • le degré de dégénérescence du cartilage et de l’articulation.

La douleur est dite mécanique, ce qui signifie :

  • qu’elle est exacerbée, voire provoquée par un mouvement spécifique ;
  • qu’elle disparaît généralement au repos.

Elle se manifeste souvent après un effort ou après avoir été longtemps immobile dans une même position et est plus intense au réveil.

La douleur est particulièrement aiguë lorsque la personne affectée par l’arthrose zygapophysaire est :

  • allongée sur le dos ;
  • étirée vers l’arrière ;
  • en creusant ses lombaires ;
  • en penchant la tête en arrière ;
  • lors de la rotation du bassin.

Les autres symptômes de l’arthrose zygapophysaire incluent :

  • des spasmes musculaires réflexes ;
  • une perte de mobilité ;
  • une raideur et une limitation de l’amplitude articulaire ;
  • rarement des symptômes neurologiques tels qu’une faiblesse musculaire, une perte de réflexe ou une sensation d’engourdissement ;
  • des déformations articulaires, qui peuvent être handicapantes et limiter le patient dans ses activités quotidiennes.

Les complications de l’arthrose zygapophysaire incluent :

  • la sténose du canal rachidien, causée par le rétrécissement du canal rachidien ;
  • des névralgies ;
  • une discopathie.

Traitement de l’arthrose zygapophysaire

L’arthrose zygapophysaire étant une pathologie dégénérative, il n’existe pas de traitement curatif à proprement parler, les lésions du cartilage étant habituellement irréversibles. Toutefois, il est possible de traiter les symptômes, notamment la douleur, et de ralentir la progression de la maladie en adoptant de bons réflexes pour :

  • protéger les articulations au quotidien ;
  • prévenir une détérioration articulaire invalidante ou prématurée.

Prise en charge médicamenteuse de l’arthrose zygapophysaire

Le traitement de la douleur peut inclure la prescription de :

  • antalgiques ;
  • anti-inflammatoires non stéroïdiens ;
  • infiltrations de corticoïdes ;
  • injections d’acide hyaluronique, ou viscosupplémentation, pour améliorer la souplesse articulaire.

Prise en charge kinésithérapique de l’arthrose zygapophysaire

La kinésithérapie peut contribuer à apaiser la douleur par :

  • des massages ;
  • l’application de chaleur pour détendre les muscles et favoriser la circulation sanguine ;
  • des exercices à effectuer à domicile pour maintenir la souplesse des cervicales atteintes d’arthrose zygapophysaire ;
  • un programme de renforcement musculaire du dos, de la nuque et des abdominaux pour stabiliser les articulations vertébrales, décompresser les articulations malades, minimiser les impacts des mouvements et améliorer la posture globale.

Autres options de prise en charge de l’arthrose zygapophysaire

Pour soulager les douleurs liées à l’arthrose zygapophysaire, il est également possible de recourir à :

  • des cures thermales ;
  • des produits naturels ;
  • une alimentation anti-inflammatoire ;
  • des séances d’ostéopathie ;
  • un tapis d’acupression, qui est un tapis recouvert de centaines de petites pointes stimulant le système nerveux et favorisant la sécrétion d’endorphines naturelles, efficaces pour apaiser la douleur à court terme.

Prévention de l’arthrose zygapophysaire

Il est possible de prévenir les effets de l’arthrose zygapophysaire en prenant soin de sa posture :

De jour

Pour ceux qui travaillent devant un ordinateur, il est conseillé de maintenir le dos droit et la tête alignée avec la nuque. Pour les métiers physiques, il est important de faire attention à sa posture lorsqu’on se penche ou lorsqu’on porte des charges. Une orthèse dorsale peut être utile pour limiter les mouvements de la colonne vertébrale et favoriser la guérison.

De nuit

Il est recommandé de s’assurer que la tête, la nuque et la colonne vertébrale soient bien alignées. L’utilisation d’oreillers ergonomiques, composés de mousse à mémoire de forme qui s’adapte aux contours de la tête et de la nuque, peut aider à positionner la tête dans le prolongement idéal du cou et du dos, limitant ainsi les tensions, les points de pression et les contractures au niveau des cervicales.

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