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Découvrez le psoas : Clé de notre équilibre et ses mystères cachés!

Explication : le psoas, un muscle clé et son emplacement

Le psoas est un muscle essentiel situé de part et d’autre de la colonne vertébrale dans l’abdomen, reliant la colonne lombaire au fémur. Il est unique en son genre car il forme un pont entre la partie inférieure et supérieure du corps. Il joue un rôle crucial en tant que muscle polyarticulaire, connectant diverses articulations. Il est constitué de deux parties distinctes : le psoas proprement dit et l’iléopsoas.

Structure du psoas iliaque

Le psoas se divise en deux segments :

  • Un segment postérieur profond attaché aux apophyses transverses des vertèbres lombaires de L1 à L5;
  • Un segment antérieur superficiel qui prend son origine sur les corps vertébraux depuis la 12ème vertèbre thoracique jusqu’à la 5ème vertèbre lombaire.

Les deux segments se rejoignent au niveau de la 5ème vertèbre lombaire. L’iléopsoas, quant à lui, s’ancre sur la face interne de l’os iliaque.

Le psoas et l’iléopsoas convergent vers un tendon commun qui se fixe sur le petit trochanter, près du pli de l’aine. Le psoas forme ainsi une part importante de la paroi musculaire postérieure de l’abdomen et est très sollicité dans les exercices de renforcement du tronc. Ses points d’insertion sur la colonne lombaire interagissent avec ceux du diaphragme, le principal muscle respiratoire.

Fonctions du psoas

Le psoas contribue significativement au maintien de notre posture, stabilisant le tronc et le gardant erect. En coopération avec les muscles fessiers et les grands droits de l’abdomen, il garantit une posture droite.

Il facilite la flexion des jambes. « Par exemple, lorsque vous êtes debout, c’est grâce au psoas que vous pouvez lever votre genou », explique Roger Fiammetti, ostéopathe. « C’est ce muscle qui pose problème quand il s’agit d’enfiler une chaussette le matin sans pouvoir lever facilement la jambe! »

Allongé sur le dos, le psoas permet de plier le genou et de le ramener vers le torse ou de réaliser des mouvements de ciseaux. « Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas les abdominaux qui nous aident à maintenir nos jambes levées lors de l’exercice des ciseaux, mais bien le psoas! », assure l’ostéopathe.

En position allongée, il aide également à redresser le torse pour s’asseoir.

Le psoas joue aussi un rôle crucial dans l’enracinement au sol. « Lors d’une inspiration profonde jusqu’au périnée, le psoas est stimulé », décrit l’expert. « L’effet de cette stimulation se propage le long des quadriceps jusqu’aux pieds, facilitant ainsi l’ancrage au sol. Plus l’inspiration est profonde, plus la sensation d’enracinement est forte. »

Enfin, le psoas est essentiel dans la marche car il initie le mouvement de pas en avant et participe à la rotation externe de la hanche. Assis, il permet de croiser les jambes en plaçant alternativement le pied gauche sur le genou droit et inversement.

Le psoas, un muscle « poubelle »

Le psoas a la particularité d’absorber une partie des toxines présentes dans notre système digestif, en particulier si l’intestin est perméable. « Le fascia iliaca tend à emmagasiner les toxines qui s’accumulent dans le corps suite à des efforts intenses », note Roger Fiammetti. « Une hydratation insuffisante peut aggraver le pH, augmentant l’acidité du sang et favorisant ainsi les contractures musculaires. »

Les toxines migrent ensuite dans le sang puis vers le foie, qui agit comme un filtre. « Toute congestion au niveau du foie peut avoir des répercussions sur les muscles, les tendons, les articulations et la peau », ajoute le spécialiste.

Pourquoi le psoas est-il considéré comme le muscle de l’âme ?

Le psoas est intimement lié à nos émotions, étant en synergie totale avec le diaphragme, acteur majeur de la respiration. Lorsqu’une personne est angoissée ou stressée, cela affecte sa respiration qui devient plus courte. « La diminution de pression dans le caisson abdominal, due à cette réduction de l’amplitude respiratoire, impacte le fonctionnement du psoas », explique l’ostéopathe.

« La peur, l’angoisse, le doute ont un impact négatif sur la respiration et la posture. Être courbé ou incliné est signe de fragilité, tandis qu’une posture droite symbolise plutôt la confiance et la sécurité. Sur le plan psychologique, le psoas relie la 12ème vertèbre dorsale à la hanche et est associé à la peur de ne pas être à la hauteur des attentes paternelles (psoas droit) ou maternelles (psoas gauche) », poursuit-il.

Un tremblement bénéfique

Le psoas, en tant que principal lien musculaire entre le haut et le bas du corps, est sollicité lorsqu’il faut courir face à un danger. « Dans des situations d’inhibition, l’individu est figé et incapable de réagir, il est sidéré, paralysé », précise Roger Fiammetti. « Le stress intense affecte le psoas qui nécessite alors un traitement spécifique pour libérer le trauma emmagasiné dans les tissus. Des techniques ostéopathiques, inspirées de la méthode T.R.E. (Trauma Releasing Exercises) de David Berceli, visent à saturer le psoas par des exercices spécifiques pour provoquer un tremblement généralisé du corps. Contrairement aux apparences, ce tremblement n’est pas un signe de faiblesse mais une réaction physiologique du corps pour évacuer le stress et les émotions refoulées. »

Quels sont les différents types de douleurs ? (Tendinite, contracture, inflammation du nerf crural…)

La douleur du psoas se manifeste principalement dans le pli de l’aine et dans la hanche, pouvant parfois être confondue avec une tendinite des adducteurs (fréquente chez les sportifs), une arthrose de la hanche, une hernie discale ou même une appendicite (si la douleur est localisée du côté droit du psoas).

La douleur, intense et persistante, rend difficile l’exécution de mouvements tels que le lever de jambe. La position allongée peut parfois être encore plus douloureuse, le muscle étant alors totalement étendu. La douleur s’intensifie lors de la marche et en passant de la position assise à debout. « En position assise, le psoas est raccourci », précise Roger Fiammetti. « Il est recommandé de se lever progressivement et lentement afin d’éviter une stimulation trop brusque du psoas lors de son étirement ».

Le psoas peut être douloureux en cas de stress, si l’on reste assis trop longtemps, lors de la pratique intensive de flexions pendant une activité sportive, mais aussi en cas de mauvaise alimentation. « La consommation de produits raffinés et de sucre raffiné peut provoquer une baisse du pH du plasma sanguin et une acidose », explique le spécialiste.

L’obésité est également un facteur de douleur du psoas. « Un abdomen trop volumineux tend à pousser le ventre vers l’avant et à tirer sur les ligaments ainsi que sur le psoas », ajoute-t-il.

La plupart du temps, une psoïte est à l’origine de la douleur du psoas. Il s’agit d’une inflammation du psoas. « La douleur est localisée au niveau du tendon qui s’insère sur le petit trochanter. Nous avons bien affaire à une tendinite », confirme l’expert. « La psoïte peut être la conséquence d’efforts intenses chez les sportifs de haut niveau, mais aussi chez toute personne lors d’efforts prolongés ou inhabituels, comme jardiner toute une journée sans pause, ou effectuer des travaux domestiques auxquels on n’est pas habitué et pour lesquels la musculature n’est pas entraînée ».

Comment soulager la douleur du psoas ?

Le médecin traitant commencera par réaliser un examen clinique (palpation) pour localiser la douleur. Il pourra ensuite proposer de la soulager avec des anti-inflammatoires par voie orale. Les huiles essentielles constituent également une bonne alternative en complément du traitement médicamenteux. « Mélangez quelques gouttes d’huiles essentielles de gaulthérie, de menthe poivrée et d’huile végétale de jojoba ou d’amande douce », suggère Roger Fiammetti. « Vous pouvez masser la zone douloureuse en partant de l’aine et en remontant en diagonale vers le nombril ».

N’oubliez pas de boire beaucoup d’eau pour aider à éliminer les toxines du psoas. Appliquer des glaçons dans un sac en plastique sur l’aine en direction du nombril peut également aider à soulager la douleur.

Après avoir demandé des examens complémentaires tels qu’une échographie, une radiographie, un scanner ou une IRM (notamment pour écarter le risque d’appendicite ou d’arthrose de la hanche), le médecin généraliste orientera le patient vers le bon spécialiste, souvent un kinésithérapeute, après une ou deux séances chez l’ostéopathe.

L’ostéopathe travaillera à restaurer la mobilité des articulations en relation avec le psoas (hanche, vertèbres lombaires) et procédera à un essorage du psoas (technique spécifique pour le décontracter) tandis que le kinésithérapeute rééduquera par le mouvement et par une reprogrammation posturale globale.

Les interventions chirurgicales sur le psoas sont très rares. « Après la pose d’une prothèse de hanche, on peut observer une tendinopathie du psoas (bien que ce soit une complication rare) », illustre l’ostéopathe. « Cela peut conduire à une ténotomie du psoas, qui consiste à sectionner la zone fibreuse souffrante du tendon ».

En prévention, que faire ? Comment détendre et étirer le psoas ?

Étirement du psoas

Matin et soir, pensez à étirer vos psoas. Il suffit de 15 secondes de chaque côté.

  • Pour éviter de vous faire mal au dos, l’idéal est de vous placer entre deux chaises et de vous appuyer sur chaque chaise avec vos mains;
  • Pour étirer le psoas gauche, placez le pied droit entre les deux chaises, genou droit fléchi. Le genou droit doit être aligné avec le pied droit;
  • Tendez la jambe gauche vers l’arrière, genou bien tendu;
  • Gardez le tronc bien droit;
  • En vous appuyant sur le pied droit, avancez le genou droit et concentrez-vous sur la tension ressentie dans le creux inguinal gauche, signe que le psoas gauche est bien étiré;
  • Maintenez cette position pendant 15 secondes tout en respirant profondément;
  • Répétez l’exercice avec l’autre jambe.

« En maintenant un bon entretien du psoas, vous favorisez également une bonne santé générale des autres muscles environnants », conclut Roger Fiammetti. « L’étirement aide à purifier le muscle concerné. Libéré des toxines, il prévient les douleurs dorsales et de hanches, améliore la posture, renforce l’ancrage au sol et optimise la respiration car le diaphragme est mieux soutenu. Les tensions émotionnelles sont également diminuées ».

Merci à Roger Fiammetti, ostéopathe, pour ses conseils. Plus d’informations sur www.fiammetti.com

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