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Atélectasie pulmonaire: Découvrez comment la traiter efficacement!

L’atélectasie pulmonaire est une affection caractérisée par un effondrement des alvéoles pulmonaires dû à un blocage ou une pression externe sur les bronches, entraînant un dégonflement partiel ou total du poumon. Les symptômes peuvent inclure des difficultés respiratoires ou une insuffisance respiratoire en cas d’atélectasie étendue, et peuvent mener à une pneumonie. Bien qu’elle soit souvent sans symptômes, l’atélectasie peut également causer une hypoxémie, c’est-à-dire une baisse de l’oxygène dans le sang, et des douleurs thoraciques. Le traitement vise à dégager les voies respiratoires obstruées et à encourager des respirations plus profondes.

Définition de l’atélectasie pulmonaire

L’atélectasie pulmonaire se définit par un affaissement réversible des alvéoles pulmonaires, entraînant une perte de volume pulmonaire malgré une circulation sanguine normale. Ce phénomène résulte généralement d’une obstruction totale de la bronche ou des bronchioles qui ventilent la zone affectée. L’atélectasie peut affecter un poumon entier, un lobe ou des segments spécifiques.

Origines de l’atélectasie pulmonaire

Cette condition est souvent due à un blocage interne dans une des principales bronches qui distribue l’air aux tissus pulmonaires.

Cette obstruction peut être causée par :

  • l’inhalation d’un corps étranger, comme un aliment, un médicament ou un petit objet;
  • une tumeur;
  • un amas de mucus.

De plus, l’atélectasie peut résulter de la compression de la bronche par :

  • une tumeur, qu’elle soit maligne ou bénigne;
  • une lymphadénopathie (augmentation d’un ganglion lymphatique);
  • un épanchement pleural (accumulation de liquide dans l’espace pleural);
  • un pneumothorax (présence d’air dans l’espace pleural).

L’atélectasie peut également survenir après une chirurgie nécessitant une intubation, ou à cause d’une position allongée prolongée, particulièrement chez les patients obèses ou ceux souffrant de cardiomégalie (élargissement du cœur).

En outre, toute condition ou intervention réduisant la respiration profonde ou la capacité à tousser peut contribuer à l’apparition de l’atélectasie pulmonaire :

  • l’asthme;
  • une inflammation;
  • une maladie affectant la paroi des bronches;
  • la fibrose kystique;
  • les complications durant une anesthésie générale (notamment lors d’opérations thoraciques ou abdominales);
  • l’usage élevé d’opioïdes ou de sédatifs;
  • des douleurs thoraciques ou abdominales.

Les individus en surpoids ou obèses sont particulièrement à risque.

Symptômes de l’atélectasie pulmonaire

Bien que souvent asymptomatique, l’atélectasie pulmonaire peut provoquer une dyspnée (difficulté à respirer) et une hypoxémie (diminution de l’oxygène dans le sang). La présence et la sévérité de ces symptômes dépendent de la rapidité de développement de l’atélectasie et de la taille de la zone affectée :

  • si l’atélectasie affecte une petite partie du poumon ou se développe lentement, les symptômes peuvent être mineurs ou inexistants;
  • si une grande partie du poumon est touchée et que l’atélectasie se forme rapidement, la dyspnée peut être intense et une insuffisance respiratoire peut survenir.

La fréquence cardiaque et la respiration peuvent s’accélérer, et parfois la peau peut devenir bleuâtre, un phénomène appelé cyanose. Les symptômes peuvent également refléter la cause sous-jacente de l’atélectasie, comme une douleur thoracique due à une blessure, ou être liés à une complication telle qu’une pneumonie, entraînant une toux, une dyspnée et une douleur pleurale.

Bien que rares, les cas d’atélectasie peuvent être mortels chez les nouveau-nés et les jeunes enfants.

Traitement de l’atélectasie pulmonaire

Le traitement de l’atélectasie commence par l’élimination de la cause de l’obstruction des voies respiratoires, qui peut inclure :

  • la toux;
  • l’aspiration des voies respiratoires;
  • l’extraction par bronchoscopie;
  • l’ablation chirurgicale, la radiothérapie, la chimiothérapie ou le traitement au laser en cas de tumeur;
  • des médicaments pour fluidifier le mucus ou dilater les voies respiratoires, comme la nébulisation d’alphadornase ou les bronchodilatateurs, en cas de bouchon de mucus persistant.

Ce traitement peut être accompagné de :

  • l’oxygénothérapie;
  • la kinésithérapie thoracique pour maintenir la ventilation et l’évacuation des sécrétions;
  • des techniques d’expansion pulmonaire comme la toux dirigée;
  • des exercices de respiration profonde;
  • l’utilisation d’un spiromètre incitatif;
  • un traitement antibiotique en cas de suspicion d’infection bactérienne;
  • parfois, l’insertion d’une sonde d’intubation et une ventilation mécanique.

Après traitement, les alvéoles et la zone affaissée du poumon se regonflent progressivement. Toutefois, si le traitement est tardif ou si l’obstruction a laissé des cicatrices, certaines zones peuvent être endommagées de manière irréversible.

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