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Adénocarcinome bronchique dévoilé: symptômes, traitements et taux de survie!

Adénocarcinome bronchique : symptômes, traitement et chance de survie

Il existe principalement deux catégories de cancer du poumon : les « cancers bronchiques à petites cellules », majoritairement associés au tabagisme, et les « cancers bronchiques non à petites cellules », qui comprennent principalement les adénocarcinomes (issus des cellules glandulaires des bronches).

Qu’est-ce que l’adénocarcinome bronchique ?

L’adénocarcinome représente la forme la plus répandue de cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC). Ce type de cancer se forme généralement dans les zones périphériques des poumons, souvent dans les lobes supérieurs et à proximité de la plèvre. Ces dernières années, on note une augmentation significative de son incidence.

Variations des adénocarcinomes

Les adénocarcinomes se distinguent par leur taille et leur vitesse de croissance. Sur le plan histologique, on identifie principalement deux formes :

  • l’adénocarcinome acineux, caractérisé par une structure ressemblant à un petit sac ;
  • l’adénocarcinome papillaire, où les cellules forment des extensions semblables à des doigts.

Le cancer pulmonaire adénocarcinomateux

Ce type de cancer affecte principalement les fumeurs, mais il est également le plus fréquent chez les femmes et les personnes non-fumeuses.

C’est la principale cause de mortalité toutes causes confondues chez les hommes âgés de 45 à 64 ans en France, selon la Haute Autorité de Santé (HAS).

Origines de l’adénocarcinome bronchique

La consommation de tabac est le principal facteur de risque de ce cancer. Cependant, certaines expositions professionnelles à des composés chimiques tels que l’amiante, l’arsenic, le nickel et le goudron, souvent présents en faibles quantités dans les environnements professionnels, sont également impliquées. Ces substances ont été classées par l’Agence internationale de recherche contre le cancer comme cancérigènes pour les poumons.

Il existe aussi d’autres sources de pollution environnementale qui jouent un rôle dans l’apparition de ce type de cancer, comme la pollution de l’air et le radon.

Symptomatologie de l’adénocarcinome bronchique

Les signes de l’adénocarcinome pulmonaire apparaissent souvent tardivement et ne causent pas de douleur spécifique. Avec la croissance de la tumeur, certains symptômes peuvent survenir tels que :

  • une toux ou une difficulté à respirer si la tumeur comprime les bronches ;
  • des crachats sanglants ;
  • une perte de poids inexpliquée.

« Grâce à l’utilisation croissante du scanner pour le dépistage chez les fumeurs, il est possible de diagnostiquer le cancer à un stade plus précoce, ce qui améliore nettement le pronostic », rassure le chirurgien.

Identification de l’adénocarcinome bronchique

Pour confirmer le diagnostic de cancer du poumon, plusieurs examens sont nécessaires.

Imagerie médicale

L’imagerie est essentielle pour évaluer la propagation du cancer :

  • Un scanner complet (incluant le crâne, le thorax, l’abdomen et le pelvis) avec injection de contraste, sauf contre-indication, fournit des détails sur la forme et la taille d’un cancer potentiel.
  • Un TEP-Scan, qui analyse les anomalies détectées au scanner en fournissant des informations métaboliques sur ces zones. « Le glucose est le principal nutriment des cellules cancéreuses, cet examen permet de suivre son parcours dans l’organisme et d’identifier où il se concentre », explique le chirurgien.
  • Une IRM cérébrale peut également être effectuée dans le cadre du bilan d’extension.

La biopsie

Si les examens d’imagerie suggèrent un cancer du poumon, il est crucial de réaliser une biopsie pour obtenir une confirmation histologique ou cytologique. Ce prélèvement se fait généralement par endoscopie ou par ponction sous contrôle scanner. Parfois, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour prélever un échantillon de tissu, que ce soit d’un ganglion ou d’une masse pulmonaire.

Endoscopie bronchique

« L’endoscopie bronchique est parfois indispensable, notamment si la tumeur trouve son origine dans une bronche. Elle peut aussi être nécessaire pour prélever un échantillon de la tumeur ou d’un ganglion afin de compléter l’évaluation ».

Le bilan permet de déterminer le stade de la maladie en prenant en compte la taille et la localisation de la tumeur (‘T’), la présence et la localisation de ganglions (‘N’) ainsi que l’existence ou non de métastases, qui sont des extensions à distance de la tumeur pulmonaire (‘M’). Deux tiers des carcinomes bronchiques à petites cellules sont diagnostiqués à un stade métastatique.

Evaluation des fonctions respiratoire et cardiaque

Une évaluation des fonctions respiratoire et cardiaque est essentielle pour déterminer si un traitement chirurgical ou chimiothérapique peut être envisagé avec un risque de complications réduit.

« Le pronostic dépend du stade du cancer et des options thérapeutiques envisageables, confie le spécialiste. Il varie de moins de 10% à 5 ans dans les stades avancés à 92% à 5 ans dans les stades précoces. L’importance d’un diagnostic précoce est donc cruciale ! De plus, parmi tous les patients opérés chirurgicalement (tous stades confondus), un patient sur deux est encore en vie 5 ans après l’opération ».

Prise en charge de l’adénocarcinome bronchique

Le traitement dépend du type histologique du cancer, de son stade, de l’état général de santé du patient, et est décidé collégialement par une équipe médicale multidisciplinaire incluant pneumologues, chirurgiens, radiothérapeutes, radiologues, médecins nucléaires et anatomopathologistes.

But du traitement

Le traitement vise à :

  • éliminer la tumeur ou les métastases ;
  • contrôler la propagation du cancer ;
  • prévenir les récidives ;
  • traiter les symptômes.

Diverses options thérapeutiques

Plusieurs approches sont disponibles pour traiter un adénocarcinome pulmonaire :

  • la chirurgie d’exérèse, qui consiste à retirer la tumeur entièrement, souvent combinée à une chimiothérapie, avant ou après l’opération ;
  • une radiothérapie seule ;
  • une chimiothérapie seule ;
  • une association de chimiothérapie et de radiothérapie ;
  • une radiofréquence ou une radiothérapie stéréotaxique, qui cible très précisément la tumeur pulmonaire ;
  • un traitement systémique comme l’immunothérapie et/ou les thérapies ciblées.

« Les interventions chirurgicales sont de plus en plus ciblées et planifiées en fonction des résultats des examens préopératoires, pouvant inclure des segmentectomies ou des lobectomies pulmonaires (concernant différentes parties du poumon) », conclut le Dr Santelmo.

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