Les médecines douces, aussi appelées médecines alternatives ou complémentaires, regroupent des pratiques comme l’ostéopathie, l’acupuncture ou l’homéopathie. De plus en plus plébiscitées pour leur approche naturelle, elles ne sont pourtant pas toujours bien remboursées par l’Assurance Maladie. C’est pourquoi de nombreuses mutuelles proposent aujourd’hui des formules spécifiques pour en couvrir les frais. Mais que comprennent réellement ces prises en charge et comment fonctionnent-elles ?
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ToggleQu’est-ce que la médecine douce ?
La médecine douce regroupe un ensemble de pratiques alternatives à la médecine conventionnelle qui visent à prévenir ou soulager certains troubles de manière plus naturelle, en prenant en compte le corps et l’esprit dans leur globalité. Comme elles sont peu ou pas remboursées par la Sécurité sociale, il est possible de souscrire une mutuelle médecine douce, qui propose des forfaits spécifiques pour en couvrir une partie des frais.
Quelques exemples de médecine douce
Même si l’OMS n’identifie officiellement que quatre types de médecines douces (mésothérapie, ostéopathie, acupuncture et homéothérapie), il en existe plus de 400. Ces pratiques peuvent être recommandées pour améliorer le bien-être et renforcer la santé. En général, la médecine douce aide à atténuer les effets du stress, de l’anxiété, de la dépression légère, ainsi que les douleurs physiques telles que les maux de tête, de cou, de bras et les douleurs articulaires. Parmi les nombreux types de médecine douce, on trouve par exemple :
- L’aromathérapie.
- La phytothérapie.
- La méditation.
- L’hypnose.
- La sophrologie.
- La réflexologie.
- La psychologie.
Comment se passe la prise en charge avec une mutuelle médecine douce ?

Certaines mutuelles proposent une mutuelle médecine douce pour un traitement avec des méthodes traditionnelles et naturelles. Il existe essentiellement deux formes de prises en charge en vue d’un remboursement.
Un remboursement avec un nombre de séances par an
Votre mutuelle médecine douce peut proposer la prise en charge d’un certain nombre de séances ou d’actes par an. Cette couverture est généralement encadrée par un plafond de remboursement, exprimé en euros par séance ou par an. Selon le contrat, les séances peuvent être remboursées partiellement ou totalement. Une fois ce quota atteint, les frais restants sont à la charge du patient. Ce type de forfait annuel est particulièrement recommandé pour un traitement ponctuel.
Un remboursement annuel selon les médecines alternatives listées
D’autres complémentaires peuvent faire une liste des médecines alternatives prises en charge. Cela veut dire que la mutuelle prévoit une somme ou un montant pour les soins des patients et pour un certain nombre de traitements (par exemple l’acupuncture ou l’aromathérapie).
Ainsi, les consultations et soins sont prélevés de ce montant. Une fois que ce montant est épuisé, l’assuré devra payer le reste des séances de sa propre poche. Chaque compagnie d’assurance peut fixer un montant pour les pratiques alternatives comprises dans le contrat. Si certaines d’entre elles allouent une somme allant de 150 à 300 euros, d’autres peuvent grimper jusqu’à 400 euros. Cette option est idéale pour des séances sur le long terme.
La présentation de justificatifs pour le praticien
Pour d’autres organismes, la prise en charge est effective à condition que le praticien de la médecine douce soit reconnu par les autorités compétentes en tant que professionnel de la santé. Pour cela, il doit impérativement disposer d’un numéro ADELI, FINESS ou RPPS. Il faudra fournir à votre organisme de mutuelle des justificatifs, à savoir la facture nominative attestant des séances en médecine douce. Elle doit porter le cachet et la signature du praticien, son numéro ADELI ainsi que le type de soin, la date de tenue de la séance et le tarif facturé.
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Clara Duval, rédactrice spécialisée en formation médicale et prévention, apporte son expertise au service de la sensibilisation du grand public.


