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Anisakidose: symptômes alarmants et traitements efficaces! Découvrez tout!

L’anisakidose, également connue sous le nom d’anisakiase, est une affection peu connue résultant de la consommation de poisson cru. Cette maladie parasitaire est causée par l’ingestion de larves et peut causer des dommages au système digestif ou provoquer des réactions allergiques sévères. Quelles en sont les origines et les traitements possibles ?

Définition de l’anisakidose

L’anisakidose est une maladie parasitaire qui provient des larves de nématodes de la famille Anisakidae, spécifiquement du genre Anisakis. Elle affecte principalement le système digestif.

Après l’ingestion de poisson de mer cru ou insuffisamment cuit, la larve peut s’implanter dans le tube digestif et causer des symptômes gastro-intestinaux quelques heures plus tard. Bien que mieux connue dans les pays nordiques et autres régions côtières, cette pathologie reste relativement méconnue en France.

En France, les cas sont assez rares grâce à une réglementation stricte concernant la consommation de poissons crus et l’application de mesures sanitaires strictes. Les distributeurs de ces produits doivent réaliser un contrôle visuel et soumettre les poissons à un processus de congélation à -20°C pendant au moins 24 heures avant leur vente. Cependant, il reste difficile de garantir un poisson totalement exempt de larves.

Origines de l’anisakidose

La transmission de l’anisakiase se fait par la consommation de poissons infectés par des larves de nématodes de la famille des Anisakidés. Ces parasites sont naturellement présents dans l’écosystème marin. Les œufs des parasites adultes se dispersent dans l’océan et libèrent des larves qui sont ingérées par des micro-crustacés planctoniques, eux-mêmes consommés par de nombreux poissons et mollusques, facilitant ainsi la chaîne de contamination jusqu’à l’homme.

Symptômes de l’anisakidose

Les symptômes de l’anisakidose dépendent de l’emplacement de la larve dans le tube digestif. Une seule larve peut suffire à déclencher la maladie. Les symptômes peuvent inclure :

  • Aigus : fortes douleurs épigastriques et gastriques avec nausées ou vomissements peu de temps après la consommation ;
  • Chroniques : douleurs abdominales persistantes pouvant apparaître plusieurs semaines après l’ingestion, indiquant une infestation continue;
  • Allergiques : réactions aiguës chez les personnes sensibles à l’allergène d’Anisakis simplex, ou ayant été en contact avec le parasite Toxocara canis. Ces réactions peuvent aller de l’urticaire à des réactions plus graves comme le choc anaphylactique ou l’œdème de Quincke, bien que rares.

Les cas graves peuvent entraîner une péritonite ou une perforation du tube digestif.

Traitement de l’anisakidose

Le traitement initial de l’anisakidose est souvent chirurgical, consistant à extraire les larves par endoscopie.

Il existe également des traitements médicamenteux pour l’anisakidose, incluant :

  • Des médicaments antiparasitaires efficaces contre les larves ancrées dans la paroi du tube digestif, tels que les benzimidazoles (albendazole, flubendazole, mébendazole) et l’ivermectine;
  • En cas d’allergie, la cessation de la consommation de poisson permet généralement la disparition des symptômes, qui peut être accélérée par l’usage d’antihistaminiques et de corticoïdes locaux.

Prévention de l’anisakidose

Pour minimiser le risque d’infection par les vers Anisakidés, il est recommandé de :

  • Cuire les poissons de mer frais à une température d’au moins 60°C pendant au moins une minute ;
  • Congeler le poisson pendant 7 jours dans un congélateur domestique avant consommation si vous aimez le poisson cru ;
  • Inspecter et préparer le poisson en tranches fines pour détecter et retirer toute larve visible.

Les poissons les plus susceptibles de porter ce parasite sont notamment :

  • Le colin ;
  • Le lieu ;
  • La morue ;
  • Le merlu.

Les autres types de poissons peuvent également être affectés.

Expertise du Dr Caroline Pombourcq

Face à la popularité croissante des sushis et autres plats de poissons crus, l’anisakidose est devenue plus fréquente en France.

Dr Caroline Pombourcq
Médecin

FAQ

Comment diagnostiquer une anisakidose ?

Les larves peuvent être observées par endoscopie. Des analyses parasitologiques et la détection d’anticorps spécifiques peuvent également confirmer la présence de l’infection.

Comment éliminer l’anisakis ?

La cuisson complète et la congélation sont efficaces pour détruire le parasite. Attention, les marinades ne sont pas suffisantes pour éliminer l’anisakis.

Quels poissons contiennent des anisakis ?

Tous les poissons et céphalopodes des eaux tempérées et froides de l’hémisphère nord peuvent être porteurs de ce parasite.

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